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Horlogerie : La Baignoire de Cartier, une montre légendaire portée par Romy Schneider

La montre Baignoire fait partie des objets culte signés Cartier.

Romy Schneider et Alain Delon en 1968. | © AFP

Montres

Elle a séduit des femmes de goût et d’esprit : la montre Baignoire de Cartier. Chronique d’un éclatant retour.

La montre Baignoire fait partie des objets culte signés Cartier. Dans les années 1960 et 1970, Jeanne Moreau, Romy Schneider ou Catherine Deneuve l’avaient adoptée pour l’évidence de son style. Au poignet de ces trois icônes du 7e Art, le pur ovale d’or jaune incarnait déjà l’intemporalité du chic à la française. Voilà qui permet à Cartier de dire aujourd’hui qu’elle est la montre de celles « qui savent ». Un peu sibyllin ?

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Explication : sa forme culte, sa présence graphique et sensuelle, son aura singulière répondent au désir de bien des femmes de s’affranchir des modes, de se libérer des tendances. Elle possède le plus précieux des pouvoirs : un style que l’on peut faire sien. Ce talent est toujours le fruit d’une histoire, et non du marketing. En guise de prémices à la naissance de la montre Baignoire, il y eut, comme souvent chez Cartier, un geste créatif inédit, un détournement d’objet. Un talent à déceler, dans l’ordinaire des choses, la force d’un design horloger.

Success story en trois actes

Tout commence en 1912, lorsque le grand joaillier parisien Louis Cartier se demande comment aller au-delà de la forme ronde traditionnelle. Premier acte : son crayon se met à l’étirer, l’étirer… jusqu’à obtenir deux lignes parallèles, fermées par deux courbes. Exactement la forme d’une baignoire ! L’esthétique de la montre évoluera ensuite, jusqu’à aboutir – au deuxième acte, fin des années 1950 – à l’ovale qu’on lui connaît aujourd’hui.

 

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Légèrement incurvé, cernant de sa douceur un cadran bordé de godrons d’or et estampillé de chiffres romains ou arabes. D’abord rectiligne, puis oblongue, la montre gardera néanmoins le nom si évocateur de Baignoire. Troisième acte : les années 1960, qu’électrise le Swinging London. Gagnés par l’extravagance de l’époque, les ateliers de Cartier créent alors la Baignoire Allongée, oversize, conçue pour allier chic et démesure. Un manifeste de liberté et de caractère.

2019, l’épilogue

Totalement retravaillée cette année par le studio de création Cartier, la montre Baignoire évolue une nouvelle fois. A vrai dire, son design n’a pas changé, mais distille un équilibre repensé entre pureté et sophistication des lignes. En pratique, les finitions ont été poussées plus loin : bracelet plus étroit, chiffres romains redessinés sur fond sablé argenté, fond parfaitement intégré au volume du boîtier.

L’une semble sage pour un porté quotidien : la montre Baignoire petit modèle en or jaune, mouvement à quartz. La seconde se hérisse d’une séduisante excentricité : la montre Baignoire Allongée en or rose, mouvement manuel manufacture Cartier, moyen modèle ou extralarge. Cartier / DR

Hommage à la version particulièrement iconique de 1958, l’interprétation de 2019 répond aux critères actuels de qualité, dont une étanchéité jusqu’à 30 mètres. Quant à l’excentrique Baignoire Allongée, une lunette d’or pavée diamants ou sculptée de picots donne du grain et du relief à sa folle élégance. En tout bien, tout honneur, puisque les insolents picots empruntent au répertoire joaillier de Cartier la forme des « clous de Paris ».

Pour plus d’infos : Boutique Cartier Bruxelles, 54 boulevard de Waterloo, 02 537 51 61. www.cartier.fr

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