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Horlogerie : St. Moritz, le best-seller de Chopard, reprend son envol

46 mm en Lucent Steel A  223, cadran laiton étampé galvanisé gris, calibre automatique de manufacture certifié chronomètre, réserve de marche de 60 heures. Mixte, la collection se décline aussi en 
36 mm, versions bicolores acier et or ou tout or, or et diamants. | © DR

Montres

Leur force altière inspire la renaissance de la première montre sportive d’acier de la grande maison suisse.

Créée au début des années 1980, la St. Moritz a vite été un best-seller. Et pourtant, il s’agissait du tout premier projet horloger d’un jeune homme de 22 ans : Karl-Friedrich Scheufele. N’étant encore qu’un jeune employé de la manufacture familiale, l’actuel coprésident de Chopard avait soumis une idée innovante à son père Karl Scheufele : un garde-temps d’acier. A une époque où la maison était la spécialiste des montres en or et diamants… Résultat : 50 000 exemplaires vendus jusqu’au milieu des années 1990.

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La success story St. Moritz fut la première démonstration de l’esprit visionnaire de Karl-Friedrich Scheufele. Il eut, ensuite, d’autres faits d’armes à son actif. En 1988, le lancement de la collection Mille Miglia, dans un partenariat « roue à roue » avec la légendaire course du même nom. En 1996, la volonté de rendre ses lettres de noblesse à l’horlogerie Chopard lui fit fonder sa propre manufacture à Fleurier et, sur le même site, la société Fleurier Ebauches.

L’histoire se répète

Aujourd’hui, c’est sous l’impulsion de son propre fils, Karl-Fritz Scheufele, que la St. Moritz revient sous les traits contemporains de l’Alpine Eagle. Une montre sport-chic, épurée et affirmée. L’audimat horloger raffole des histoires de famille. Imaginez : étudiant de 22 ans, le fils du coprésident découvre l’ancienne St. Moritz. Séduit par son design, il lui propose de la réactualiser pour lancer une nouvelle collection. D’abord réticent, Karl-Fritz Scheufele se laissera finalement convaincre par la force de conviction du fiston. Comme il réussit, il y a quarante ans et exactement au même âge, à persuader son père Karl…

Karl-Friedrich Scheufele, entouré par son père Karl et son fils Karl-Fritz. Il l’a conçue et dessinée lui-même, guidé par sa passion pour les Alpes et la force altière des aigles qui y règnent.

Anecdote révélée par la famille : le co-président étant, au départ, peu ouvert au projet, Karl-Fritz a cherché un moyen pour le faire changer d’avis : se faire épauler, en secret, par son grand-père. Motif de la résistance paternelle ? « S’il est toujours compliqué de lancer une nouvelle collection, redessiner une montre se révèle beaucoup plus difficile que de partir d’une page blanche », explique le co-président, néanmoins ravi de cette « très belle aventure intergénérationnelle ».

Alpine Eagle, force de la nature

Du best-seller des années 1980-1990, que reste-t-il ? La silhouette dynamique taillée dans l’acier, les huit vis apparentes qui rythment la lunette, la puissance du bracelet intégré aux maillons lingots. Tout le reste est inédit dans l’Alpine Eagle : cadran, matière, mouvements. La texture du cadran rappelle l’iris du rapace roi des Alpes, les aiguilles en évoquent les plumes. Les jeux de lumière des finitions satinées du boîtier et du bracelet reproduisent ceux des torrents et des roches alpines.

Une grande partie de la collection est forgée dans un acier recyclé. Bof ? Attendez ! Après quatre années de recherche et développement, ce néo-acier engagé est 50 % plus résistant qu’un acier classique. Sa structure cristalline, qui présente beaucoup moins d’impuretés, lui garantit une brillance et une luminosité comparables à celles de l’or. Ultracomplexe à produire et d’une fascinante préciosité visuelle, le Lucent Steel A223 fait désormais partie des métaux rares.

Plus d’infos: Boutique Chopard, 57b boulevard de Waterloo, 1000 Bruxelles. 02 514 73 25 www.chopard.com

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