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March LA.B : La French touch du rétro

Fine, guillochée, mordorée : la Mansart est une belle réussite d’équilibre. Sa forme octogonale évoque celle de la place Vendôme, tracée au XVIIe siècle par Jules Hardouin-Mansart, architecte du Roi-Soleil. Acier, 34 x 39 mm, automatique. | © March LA.B

Montres

Ses montres revendiquent avec originalité l’élégance « à la française » des années 60 et 70.

 

Par Catherine Malaise

March LA.B : le nom est un peu difficile à retenir, mais n’a rien à voir avec un labo ! Il faut y voir le mois fétiche (mars) des deux fondateurs français de la marque. LA.B est l’acronyme des lieux où ils opèrent respectivement. Jérôme Mage, le directeur artistique, dessine les collections à Los Angeles, où se trouve son agence de création. Alain Marhic, le président et business manager, œuvre à Biarritz après y avoir fait carrière au cœur d’une grande entreprise d’équipements de surf. L’un et l’autre ont utilisé leur forte sensibilité envers le design et la mode pour lancer une marque horlogère composée uniquement de modèles qui leur plaisent.

Partant d’un tel postulat, seules les montres vintage ont trouvé grâce à leurs yeux. Le duo s’est donc donné la mission d’en honorer l’esprit libertaire au fil de collections élégantes, épurées et racées. Cette vision de la mesure du temps se destine, expliquent-ils, à un homme de caractère, chic et éclectique dans ses goûts. Un néo-gentleman exigeant sans être dépensier : les modèles automatiques oscillent entre 1 095 et 1 495 euros.

Flash-back singuliers

Un compteur pour le mois, un autre pour le jour. L’Agenda Automatique entoure d’élégance une complication essentielle. Acier, 41 mm. ©March LA.B

Comment cette marque française réussit-elle à se distinguer dans le créneau déjà très fréquenté du rétro ? Avec un parti pris : privilégier une élégance brute dont la simplicité fait le raffinement. Sur les cadrans, on repère les contrastes d’acier brossé et poli, les index métalliques aux angles tranchés vifs, les couleurs soleillées rayonnant du mordoré au bordeaux profond. Carré, octogonal, coussin ou sagement rond, chaque boîtier se twiste d’une spectaculaire couronne-remontoir ciselée à la manière d’une pièce d’orfèvrerie. Et toujours logée à 4 heures, question d’originalité et de confort. Boostés sans être trahis, les codes esthétiques typiques des années 60 et 70 héritent d’une nouvelle décontraction finalement très moderne.

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Made In France

L’AM69 Automatique ou la simplicité d’une montre épurée, mais racée. Cadran bordeaux, vert sapin, vert ou champagne. Acier, 36 mm. ©March LA.B

Outre leur souci minutieux de véritables finitions signature, Alain Marhic et Jérôme Mage ont également opté pour la qualité. L’assemblage, le réglage et les tests de leurs montres sont, en effet, confiés à des artisans chevronnés du Doubs, région frontalière de la Suisse. « Nous avons fait le choix de respecter scrupuleusement les principes de la culture horlogère locale : technicité, fiabilité, précision. » En revanche, l’utilisation d’un calibre japonais leur permet de maintenir les garde-temps automatiques sous la barre des 1 500 euros. Un Miyota, considéré comme excellent par les spécialistes et doté d’une réserve de marche de 42 heures.

La luxuriante multiplicité des bracelets interchangeables est une autre raison du succès de la marque. Ils sont fabriqués à la main par les artisans d’un prestigieux maroquinier français. Lézard, alligator, buffle, veau, galuchat, chaque cuir s’habille d’une doublure verte. Si régaler les hommes à l’allure distinguée est l’une des raisons d’être de March LA.B, la marque développe depuis 2015 trois collections féminines baptisées Fifty, Sixty et Seventy. Encore plus rétro-chic, habillées d’un bracelet en velours.

En Belgique, les achats se font essentiellement dans l’e-boutique de la marque. Découvrir le flagship store à Paris (50, rue Charlot) ou la boutique londonienne en plein Soho valent néanmoins le déplacement. Alain Marhic et Jérôme Mage y exposent leur autre passion : les beaux objets.

Infos
www.march-lab.com

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