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Junghans : expression de l’harmonie

Chronoscope Meister cadran bleu nuit. Une couleur apaisante pour ce chronographe automatique, raffiné et citadin. Réserve de marche jusqu’à 48 heures, verre bombé en plexiglas trempé, fond transparent. | © Junghans

Montres

Ses montres made in Germany réussissent à donner une forme au temps.

 

 » Le style est le vêtement de la pensée  » : la citation de l’écrivain anglais du XVIIIe siècle Philip Stanhope pourrait s’appliquer aux montres Junghans. Automatiques, à remontage manuel, radiopilotées ou à quartz, elles habillent le poignet avec esprit et donnent du style au temps qui passe, sans être inabordables pour une production 100 % manufacture hormis les mouvements, exclusivement suisses.

Junghans est, en effet, une authentique ‘Uhrenfabrik’ fondée en 1861 au cœur de la Forêt-Noire. En 2020, l’entreprise tient, plus que tout, à demeurer vecteur de traditions, de qualité et de précision. Sans doute à cause de son histoire mouvementée. Au début du XXe siècle, la manufacture était l’une des plus productives et des plus modernes au monde. Au cours des années 1960, ses bâtiments construits en terrasse à flanc de colline accueillaient 6 000 employés réalisant, chaque jour, 20 000 articles horlogers. Montres de table et pendules étaient exportées dans une centaine de pays, dont la Belgique.

 

Meister Kalender automatique ©Junghans

Objet culte avant la lettre, une horloge murale de cuisine créée en 1956 fut éditée à des centaines de milliers d’exemplaires. Œuvre de l’architecte-designer suisse Max Bill, son design anime encore aujourd’hui une ligne de montres typiquement Bauhaus. Enfin, en 1985, Junghans sera à l’origine de la première montre radiopilotée. La technologie intéressa un conglomérat de Hong Kong au point de racheter l’entreprise, une erreur qui entraîna celle-ci en eaux troubles jusqu’en 2008. L’année suivante, de nouveaux propriétaires allemands allaient heureusement lui rendre ses outils et ses valeurs de manufacture horlogère.

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Voeu d’élégance

Meister Mega Kleine Sekunde ©Junghans

Le vrai style est assez sûr de lui pour privilégier la sobriété. Bon nombre de nos garde-temps misent délibérément sur la discrétion È, explique-t-on chez Junghans. Subtile incarnation de ce principe : les Meister, nées dans les années 1950. Tout y exprime l’harmonie : la rondeur des boîtiers, les lunettes extrafines, les teintes douces des cadrans, les verres bombés en plexiglas comme c’était la norme dans les années 1960. Double avantage : le plexiglas est incassable et réduit le coût.

Aujourd’hui, Junghans utilise du Sicralan, vaporisé d’une couche de verre saphir qui le rend limpide. Le plexiglas, ça se griffe ? Le Sicralan résiste mieux aux rayures, mais un système permet également de remplacer facilement chez les dépositaires. Sous leur coupole, les Meister déploient chaque facette horlogère de la maison allemande : mouvement à remontage manuel (quoi de plus écologique ?), calibre automatique avec petite seconde, calendrier ou chronoscope. Le design clair, les détails minutieux et l’aspect galet, typiques de la marque, se retrouvent bien évidemment dans les collections Max Bill. Auréolés d’élégance millimétrée, les modèles radiopilotés Mega maîtrisent aussi l’ultraprécision.

En 2018, la manufacture a créé la surprise en développant une nouvelle génération de mouvements radiopilotés. La Mega Kleine Sekunde bénéficie de leur technologie : son aiguille des secondes est contrôlée 1 440 fois par jour ! L’aiguille des heures et minutes s’ajuste quotidiennement et celle de la date, une fois par mois. L’expression d’un design affirmé est une constante dans l’histoire de Junghans. D’hier à aujourd’hui, son souhait demeure : offrir un visage au temps et à quiconque porte ses montres, l’agréable sensation d’être élégant.

INFOS
www.junghans.de

 

Max Bill Automatic ©Junghans

 

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