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Dix-sept grands noms pour une rentrée horlogère à Genève

vlgari excelle dans le concept de réinvention du luxe. Lignes pures, fraîcheur graphique en noir et blanc, élégance cool et audacieuse pour le retour de la Bvlgari Aluminium. 40 mm, automatique. Chronographe. | © Bvlgari

Montres

Du 26 au 29 août, les Geneva Watch Days ont compensé l’annulation des grands salons horlogers suisses.

 

Ces quatre journées étaient le premier événement dédié aux montres depuis le début de la crise sanitaire. « L’idée est venue début mars, sitôt connues les annulations de Watches & Wonders (Genève) et Baselworld (Bâle). Il nous paraissait impossible de rester plus d’un an sans contact direct avec nos clients et les médias », confie Jean-Christophe Babin, CEO de Bvlgari. Cet événement multimarque, ouvert aux détaillants et journalistes, a rassemblé dix-sept grands noms de l’horlogerie.

Bien que complexe à organiser en raison des mesures imposées, cette initiative d’un nouveau format a bénéficié du sentiment que l’ère des salons horlogers géants touche à sa fin. Les stands d’exposition des Geneva Watch Days ont essaimé dans la cité helvétique : grands hôtels, boutiques, chapiteau dressé quai du Mont-Blanc. Zoom sur les nouveautés majeures de trois marques participantes.

Bvlgari : revival d’une icone 90

Le prix accessible de la Bvlgari Aluminium ouvre la prestigieuse maison italienne à un public plus large. De l’alu ? Au premier regard, le matériau peut paraître incongru. Il le semblait déjà en 1998, lorsque Bvlgari, réputée pour son usage des métaux précieux, imagina l’une des montres sport les plus modernes de la décennie : mixte, graphique, sculptée en noir et blanc par l’aluminium gainé de caoutchouc.

Les années n’ont pas réussi à altérer l’esprit provocateur de la collection qui, sophistiquée et disruptive, revient défier les convenances de l’horlogerie. D’une génération à l’autre, tout a été amélioré : le confort au poignet, l’alliage utilisé, les pièces en caoutchouc et un calibre automatique au lieu du quartz original. Bvlgari n’a évidemment pas résisté à la tentation d’exposer aussi l’objet de son sixième record mondial en six ans : l’Octo Finissimo Tourbillon Chronographe Squelette Automatique. Une fois de plus, la marque italienne domine le podium des montres ultraplates et compliquées.

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Girard-Perregaux : sous le pont neuf

La Free Bridge de Girard-Perregaux : le pont satiné anglé à la main attire le regard sur le barillet et le balancier. Aiguilles squelettées et index suspendus renforcent la sensation tridimensionnelle. Acier, 44 mm, automatique, réserve de marche de 54 h. Livrable à partir d’octobre. © Girard-Perregaux

Dans un mouvement, les « ponts » procurent une ossature aux délicats composants. En 1867, les maîtres- horlogers de la manufacture les avaient rendus visibles dans la légendaire Trois Ponts d’Or. La Free Bridge lui rend un hommage spectaculaire et avant-gardiste avec un pont en forme de flèche qui enjambe la platine (le fond) du boîtier d’acier. Cette architecture contemporaine protège un mécanisme maison éprouvé, enrichi d’une large dose de technologie de pointe. Girard-Perregaux y a misé sur le silicium pour créer un échappement et un grand balancier peu sensibles au magnétisme, aux chocs et aux variations de température. Le design aérien de l’architecture interne et le grand diamètre améliorent encore la précision du cœur battant de la montre.

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Breitling : design pétillant d’une sportive de luxe

Breitling Endurance Pro : chaque variation inclut une échelle pulsométrique pour surveiller la fréquence cardiaque durant l’effort. 43 mm, calibre SuperQuartz, bracelet caoutchouc, 2 900 euros. Bracelet NATO disponible en ligne. © Breitling

Son nom ne laisse aucun doute possible : le chronographe Endurance Pro est dédié à la fois aux entraînements intenses des athlètes et à un mode de vie sportif. Suffisamment décontracté pour être porté au quotidien, il se motorise d’un mouvement SuperQuartz thermocompensé. Une technologie innovante dont la haute précision s’allie à un design ultracoloré : du rouge, du jaune, de l’orange, du blanc et noir sur les starting-blocks ! Dernier détail, le boîtier est forgé dans une matière baptisée Breitlight, 3,3 fois plus légère que le titane et 5,8 fois plus que l’acier inoxydable. De quoi ne pas gêner les champions ou les sportifs amateurs en plein effort.

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INFOS

www.bvlgari.com
www.girard-perregaux.com
www.breitling.com

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