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Tag Heuer : Quatuor d’ultraprécision

En ville ou en soirée ? L’élégance sobre du nouveau chronographe Carrera lui permet de faire partout belle figure. Sous le design sophistiqué, la technologie horlogère lui assure une confortable réserve de marche de 80 heures « week-end proof ». | © Tag Heuer

Montres

Emblème TAG Heuer, la collection Carrera opère un virage historique : démarrer un relooking via quatre nouveaux chronographes.

 

Par Catherine Malaise

Leur lancement, le mois dernier, constitue un beau cadeau d’anniversaire, puisque la marque suisse célèbre ses 160 ans en 2020. L’iconique Carrera aura, elle, 60 ans en 2022. L’une et l’autre demeurent pourtant avant-gardistes. Depuis sa fondation, TAG Heuer a toujours fait preuve d’un pur esprit d’innovation. Le monde horloger lui doit plusieurs révolutions : le pignon oscillant qui améliora considérablement le fonctionnement des montres mécaniques en 1887, le Mikrographe en 1916, le premier mouvement de chronographe à remontage automatique en 1969 (calibre 11), la première montre connectée de luxe en 2015 et, en 2019, la technologie novatrice Isograph.

Le destin de la Carrera est à l’image de la marque : performant. La collection a, en effet, toujours renfermé la technologie la plus perfectionnée de la manufacture sise à La Chaux-de-Fonds, l’une des « places to be » de l’horlogerie de pointe suisse.

 

Les quatre chronographes affichent le même diamètre de 42 mm, forgé dans l’acier inoxydable poli/brossé. Cadran argenté opalin, anthracite soleillé, bleu soleillé ou noir opalin. Remontage automatique, fond transparent, étanchéité jusqu’à 100 mètres. ©Tag Heuer

Explication d’un privilège

La Carrera est une collection majeure chez TAG Heuer et sans doute la plus symbolique. En 1962, Jack Heuer, PDG de l’entreprise, lui donna le nom d’une course automobile aussi célèbre que dangereuse : la Carrera Panamericana. Désignant autant la route que la course en espagnol, « carrera » était à ses yeux le patronyme idéal pour lancer un futur bolide de la mesure du temps. Adepte des lignes sobres et modernes, Jack Heuer tenait, bien sûr, à créer un chronographe aux proportions parfaites. Il voulut, plus encore, le doter d’une caractéristique essentielle pour les pilotes : la lisibilité. Pouvoir lire d’heure d’un seul coup d’œil dans le feu de l’action fit le succès de la Carrera.

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Pleins phares sur son élégance

D’hier à aujourd’hui, la Carrera continue à inspirer l’ancien PDG. Jack Heuer a voulu suivre de très près le développement des quatre nouveaux chronographes. Les lignes fluides et élégantes qui avaient éveillé autrefois son intérêt ressortent dans le team de modèles revisités. Ceux-ci reprennent la discrète lunette d’acier sans échelle tachymétrique de la Carrera originale. Disponible en noir opalin, bleu soleillé, anthracite et argenté, le cadran tridimensionnel affiche les trois compteurs des premières versions. Deux cadrans azurés à 3 et 9 heures, un petit compteur des secondes à 6 heures : une révolution esthétique des années 60 qui continue à faciliter la lecture du temps passant à toute vitesse.

Certains détails ont été revus afin d’accentuer l’impression de fluidité. Entre autres : les index anglés et placés dans le prolongement du rehaut (bague intérieure), le bracelet affiné pour un meilleur confort, la masse oscillante couleur or rose du mouvement automatique observable via le fond saphir vissé. Il s’agit du calibre Heuer 02, 100 % manufacture, composé de 168 pièces dont le « fin du fin » en matière de mécanisme chronographe : une roue à colonnes et un embrayage vertical. Ce duo de composants est gage d’excellentes performances chronométriques et d’une généreuse réserve de marche de 80 heures.

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