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Baume & Mercier : Cap sur la Riviera

Un design, deux tailles, trois looks d’acier. En 36 mm de diamètre : la Riviera automatique à cadran argenté et sa ravissante consœur à quartz et cadran bleu azur (2 650 et 1 850 euros). En 42 mm de diamètre : la Riviera automatique pour homme, avec cadran argenté (2 550 euros). Bracelets interchangeables en acier ou caoutchouc coloré. | © Baume&Mercier

Montres

C’est un authentique renouveau que s’offre la montre qui a su si bien donner l’heure aux seventies chics.

Par Catherine Malaise

Une armure d’acier, une silhouette forte, une élégance décalée : la Riviera, lors de son lancement, était en avance sur son temps. Horlogèrement parlant. Car la montre créée par Baume & Mercier en 1973 avait beau être différente et singulière, elle incarnait aussi l’esprit d’indépendance de l’époque, l’hédonisme et le désir de liberté de la société des loisirs. L’envie de renouveau était alors plus forte que tout pour une génération décontractée dont elle allait devenir l’icône.

En voyant les comportements se modifier, la maison suisse réagit en y mettant les formes : une lunette dodécagonale, soit à douze pans, afin de suggérer les douze heures affichées sur le cadran. Bye-bye, rondeurs !

Bien que cette montre d’un luxe atypique ait marqué les esprits, son retour en 2021 évite de jouer sur la corde du revival. Ce serait d’ailleurs inutile, tant elle porte en elle les fondamentaux de Baume & Mercier que sont le souci des lignes et la passion du design.

Le come-back de la Riviera tictaque donc à mi-chemin entre l’héritage d’une audace avant-gardiste et le classicisme sportif d’aujourd’hui. Dans cette cinquième génération, la silhouette initiale de 1973 est bien là, sculptée et facettée dans l’acier mais adaptée au temps présent. Quatre vis s’y ajoutent pour souligner la rythmique de la lunette.

 

La transparence du cadran saphir fumé bleu de la Riviera Baumatic invite le regard à plonger dans ses rouages. 42 mm, acier, remontage automatique, 5 jours de réserve de marche, étanchéité 10 atm, 3 600 euros. ©Baume&Mercier

Aussi masculine que féminine, la collection embarque deux formats : 36 mm et 42 mm. Fidèle à l’originale, la virile Riviera de 42 mm est motorisée par un mouvement automatique « Swiss made » et texturise son cadran (bleu, noir, argenté) d’un micro-motif symbolisant la rencontre de l’océan et de la montagne. Son étanchéité 10 atm lui autorise toutes les activités nautiques. En 36 mm de diamètre, la Riviera s’adresse aux femmes actives et veut, de toute évidence, les charmer. Bleu azur, argenté, noir profond, vert jade : chaque cadran, comme animé de vagues, abrite un mouvement quartz suisse. Une version automatique complète cet ensemble raffiné, étanche à 50 mètres.

Les amateurs d’excellence mécanique pourront arpenter les pontons avec le modèle haut de gamme équipé du fameux calibre maison Baumatic. Réserve de marche de cinq jours, précision quotidienne de -4/+6 secondes, solide protection contre les champs magnétiques jusqu’à 1 500 gauss… Bijou technique, la Riviera Baumatic laisse admirer les rouages du mouvement à travers un cadran saphir translucide fumé bleu ou gris. Modernité oblige, tous les modèles embarquent un bracelet interchangeable pour en twister l’allure et l’élégance selon les circonstances : acier ou caoutchouc bleu, noir, vert.

Avec ce retour en force et en justesse, la marque suisse souhaite que la nouvelle ligne Riviera devienne le porte-drapeau de sa maîtrise du design et de la forme. Ce pan (multiplié par douze) du patrimoine de Baume & Mercier compte aussi dans l’histoire de l’horlogerie contemporaine. La Riviera fut l’une des premières montres en acier. Elle est née au moment où le design horloger se débridait. Une petite année après la Royal Oak d’Audemars Piguet et trois avant la mythique Nautilus de Patek Philippe… mais, paraît-il, à Saint-Tropez !

INFOS
www.baume-et-mercier.com

 

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