Paris Match Belgique

Ressence : Quel punch !

montres Ressence

Pour régler l’heure de la Type 2 N « Night Blue » : on utilise le levier au dos du boîtier, puis on tapote deux fois le cadran pour confirmer l’heure choisie. Même après trois mois d’inactivité, deux petits coups sur le verre saphir remettent instantanément la montre à la bonne heure. Grâce à l’e-Crown. 45 mm, titane grade 5, remontage automatique. | © DR.

Montres

Depuis 2010, la maison belge devenue internationale remet en cause le statu quo de la montre mécanique.

Pas d’aiguilles mobiles, ni de couronne de remontoir : chaque montre Ressence reflète la philosophie «less is more» de son géniteur, l’ex-ingénieur industriel anversois Benoît Mintiens. Fini de dessiner des rames de train ou du mobilier urbain, ce passionné d’ergonomie a réussi à imposer son approche singulière de la lecture du temps. Fluide, intuitive, ludique et pratique. Le célèbre designer français Philippe Starck en est complètement fan.

Lire aussi > Blancpain 
: Fascination abyssale

Depuis la fondation de Ressence en 2010, la détermination de Benoît Mintiens n’a pas varié d’un iota : bousculer une industrie qui, d’après lui, semble se reposer sur ses réalisations passées. Bonne joueuse, ladite industrie lui a permis en 2013 d’être le lauréat du «Horological Revelation» au prestigieux Grand Prix d’Horlogerie de Genève. Et de continuer à utiliser des mouvements mécaniques suisses. L’année suivante, Ressence lançait la Type 1 qui demeure, à ce jour, la montre la plus pure de la marque. Son équilibre visuel et ses courbes tactiles s’affûtent encore au fil des ans. En 2019, place à la Type 1 Slim : boîtier plus fin (11 mm d’épaisseur), bracelet intégré plus moderne, corps fraisé en une seule opération dans un bloc de titane grade 5. Les deux particularités typiquement «ressencielles» demeurent : le réglage manuel via un levier rétractable au dos du boîtier et le ROCS (Ressence Orbital Convex System). Ce module horloger breveté développé en interne assure toute la magie de la montre. Composé de disques et de cadrans mobiles, il permet un affichage en 2D où heures, minutes et secondes tournent sur un même plan. Un peu comme les mots écrits sur du papier.

ressence montres
DR.

La Type 1 Slim est un parfait exemple de remise en question de ce que peut être une montre au XXIe siècle. Malgré sa sensation de douceur au toucher, ce galet au double verre saphir bombé décoche un uppercut aux dogmes horloger et… voit rouge en 2021. Objectif du cadran écarlate et du bracelet caoutchouc assorti de la Type 1 Red : injecter une nouvelle énergie au design signature de Ressence. La constante quête de perfectionnement prend aussi des couleurs avec la Type 2, désormais bleue. Il s’agit du premier garde-temps mécanique équipé de l’e-Crown : une couronne intelligente qui vérifie sans cesse le fonctionnement du calibre et le remet automatiquement à l’heure si nécessaire. Comme son nom l’indique, elle est électronique. L’allier à l’émotion et à la beauté des rouages mécaniques est une audace dont se délecte Benoît Mintiens. «Le secteur de la haute horlogerie a toujours considéré le quartz comme un ennemi. L’e-Crown rompt avec cet antagonisme et constitue également un pas nécessaire en direction des enfants du numérique.»

ressence montres
DR.

Lire aussi > Michel Herbelin : Plongée dans les années 70

Alimentée par la lumière (le cadran dissimule des cellules photovoltaïques derrière dix micro-volets), elle peut multiplier les services grâce à une application connectée via Bluetooth. Attention, ce n’est pas une smartwatch : le mécanisme reste 100 % indépendant du téléphone. Le premier des services d’une Type 2 consiste à offrir à son propriétaire le confort d’être certain d’avoir toujours la bonne heure. Comme une montre à quartz, mais avec l’élégance d’une montre automatique…

INFOS

www.ressencewatches.com

Mots-clés:
Montres lifestyle ressence
CIM Internet