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Certina « peut lancer des produits aussi qualitatifs à des tarifs entre 500 et 1 000 euros »

Marc Aellen : « Il est important, pour notre industrie horlogère, de garder le moyen de gamme. Une montre mécanique Certina peut donner le goût des beaux objets que l’on réalise en Suisse. » | © Certina

Montres

Marc Aellen décrypte le succès de la marque suisse « grand public »  qui surprend les spécialistes de l’horlogerie par sa recherche de qualité.

 

Par Catherine Malaise

Né à Neuchâtel, Marc Aellen est un Suisse « AOC » ! Après dix ans dans le secteur bancaire, sa vie professionnelle a été rythmée par les montres Swiss made. Le voilà à présent CEO de Certina, qui l’a vu commencer son voyage à travers le temps en 2001. Un retour aux sources après une carrière au sein du Swatch Group, où il fut directeur des ventes Omega pour plusieurs marchés d’Europe, puis vice-président et brand manager international de la prestigieuse manufacture Jaquet Droz.

Paris Match. Quel effet cela fait-il de passer de l’univers de la haute horlogerie à celui d’une marque premium accessible ?
Marc Aellen. Que du plaisir ! Certina a été à l’origine de ma passion pour l’art horloger suisse. Son refus des compromis, ses contrôles très stricts, sa recherche constante d’innovation lui permettent d’offrir l’un des meilleurs rapports qualité/prix de l’horlogerie suisse. Elle seule peut lancer des produits aussi qualitatifs à des tarifs entre 500 et 1 000 euros. Pour cela, nous bénéficions de la puissance industrielle du Swatch Group et de ses ressources incroyables en termes de production et de recherche et développement.

Comment expliquez-vous la réputation de fiabilité et de robustesse des montres Certina ?
Elle se résume en deux lettres : DS, double sécurité. Depuis 1959, ces initiales désignent une construction ultra robuste qui a fait ses preuves dans les conditions les plus extrêmes, des hauteurs de l’Himalaya aux profondeurs des océans. Un fond renforcé et des joints d’une haute complexité génèrent une résistance accrue et une étanchéité allant jusqu’à 100 mètres. Avec le temps, les matériaux se sont améliorés, mais le concept d’origine est resté le même. Voilà pourquoi nos montres sont de parfaites sportives : je porte les miennes pour skier, jouer au tennis, naviguer et randonner en été dans les Alpes. J’ai encore un modèle DS mécanique de 2001 en acier. Je n’avais pas pu le porter lorsque j’étais lié aux autres marques, mais dès que je suis revenu chez Certina, je l’ai sorti du coffre… et il fonctionne toujours aussi bien.

 

L’or chatoyant d’un cadran légèrement bombé et des aiguilles finement travaillées – mais revêtues de SuperLuminova – font le charme vintage de la nouvelle DS Powermatic 80. Côté modernité : un mouvement automatique amagnétique. 40 mm, acier, réserve de marche de 80 heures, 895 euros. ©Certina

Une évolution majeure de Certina ?
Sans hésitation, le mouvement automatique Powermatic 80, qui démontre ce que la fine mécanique suisse peut offrir aujourd’hui : une précision sans faille et une confortable réserve de marche de 80 heures. Son secret : un spiral révolutionnaire (NDLR : le vrai cœur d’un calibre) dont Certina a obtenu la primeur en 2019. Insensible aux champs magnétiques et hyper résistant aux variations de température et aux chocs, il est en Nivachron. Cet alliage exclusif de titane est plus facile et plus économique à façonner que le silicium habituellement utilisé.

L’actualité Certina pour la rentrée ?
Si plusieurs développements intéressants sont à venir, nous continuons sur la vague « héritage » avec la nouvelle DS Powermatic 80. Cette montre urbaine allie le raffinement de détails vintage à la modernité d’un ingénieux système de changement de bracelet. L’autre nouveauté, la DS-1 Powermatic 80, prend le tempo de l’écoresponsabilité. Deux de ses bracelets interchangeables sont issus de l’upcycling de plastiques repêchés dans les océans. Leur matière textile, robuste et esthétique, est obtenue par des procédés uniquement mécaniques. La haute qualité du « Tide Ocean Material » nous a bluffés lors des tests.

 

Avec son design aéré, la DS-1 Powermatic est un classique de Certina. Gris, bleu nuit ou bruns, les derniers modèles possèdent des bracelets rapidement interchangeables. Deux d’entre eux sont en « Tide Ocean Material », une toile haut de gamme issue d’un recyclage 100 % mécanique des plastiques océaniques. 40 mm, acier, réserve de marche de 80 heures, 795 euros. ©Certina

INFOS
02 558 37 00 – www.certina.com

 

 

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