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Junghans : l’éloge de la simplicité

Le coffret max bill Edition Set 60 célèbre six décennies de savoir-faire en matière de design porté au poignet. De gauche à droite, la Mega Kleine Sekunde radiopilotée, la max bill Automatic et la max Bill Regulator à remontage manuel. Points communs : 38 mm d’acier, marquages luminescents vert et orange, étanchéité 30 mètres, bracelets en cuir gris-beige doublé d’orange. 4 060 euros. | © Junghans

Montres

Au cœur de la Forêt-Noire, la marque explore les nuances d’un design fabuleusement clair et pur.

 

Junghans donne un visage au temps depuis 160 ans : c’est ainsi que l’entreprise allemande aime se présenter. 1861, l’année de fondation, ne s’avère néanmoins pas la plus significative pour comprendre l’aura dont jouit la marque auprès des amateurs de sobriété horlogère. Ses standards de qualité, son amour du détail et son expertise technologique se sont forgés au fil des générations.

En fait, deux périodes très spécifiques sont à l’origine du « cas Junghans » : les années 1930 et les années 1960. La première décennie, et son esthétique Art déco, ont engendré l’élégante collection Meister. La seconde fut le tremplin d’une collaboration unique entre l’entreprise de Schramberg et un architecte suisse tour à tour designer, typographe, sculpteur et théoricien de l’art : Max Bill. Leur aventure débuta en 1956 avec le dessin d’une horloge murale de cuisine qui indiquait – et indique toujours – l’heure du modernisme. Cinq ans plus tard, l’artiste nourri au minimalisme du Bauhaus imagina une série de montres mécaniques. Aujourd’hui, Junghans continue à décliner les modèles max bill sans en trahir l’esprit. La Fondation Max Bill y veille attentivement.

 

Avec ou sans date, la max bill Kleine Automatic est presque semblable à la première montre dessinée par l’architecte suisse en 1961. Ses mensurations d’acier n’ont pas changé, elles sont juste devenues féminines : 34 millimètres. ©Junghans

Qu’ils soient automatiques, manuels, solaires ou radiopilotés, ces garde-temps au verre bombé façon galet possèdent le sens de l’épure à tous points de vue. Personne ne s’en plaindra, les prix restent accessibles. L’âme du créateur tictaque dans la max bill Kleine Automatic, dont la taille de 34 mm et la typographie lumineuse sont les plus proches du modèle original de 1961. Elle peut charmer les poignets féminins et les habiller soit de cuir beige, gris ou noir, soit d’une maille milanaise.

 

Meister Fein Automatic 2021. Son nouveau langage stylistique fait entrer dans le futur une gamme dont les premiers tours de cadran remontent aux années 1930 : index oblongs, cadran noir satiné soleil, boîtier discoïde effilé rejoignant le fond transparent. Étanchéité jusqu’à 50 mètres, bracelet cuir, 1 190 euros. ©Junghans

À l’intention des adeptes du « less is more » qui, paradoxalement, souhaitent un peu plus, la marque édite un coffret de trois montres max bill. Ce set, limité à 1 060 exemplaires, célèbre le soixantième anniversaire du fantastique coup de pouce fourni par le designer. Le coffret anthracite, gris-beige et orange affiche un harmonieux jeu de couleurs qu’on retrouve dans le design rafraîchissant des trois montres. Chacune, logée dans un écrin individuel, indique le temps à sa manière.

La plus simple est automatique et s’anime de trois aiguilles et d’une date. La plus pointilleuse y ajoute une petite seconde ainsi que les services ultraprécis d’un mouvement radiopiloté. La plus compliquée préfère un remontage manuel pour orchestrer le captivant ballet d’un régulateur, une complication qui consiste à séparer les aiguilles des heures, minutes et secondes afin de les faire évoluer sur leur propre axe. L’ensemble du Set 60 associe le remarquable sens des proportions de Max Bill à des caractéristiques modernes telles que l’affichage des repères via un revêtement luminescent orange et vert… et respectueux de l’environnement !

INFOS
www.junghans.de – 0486 05 21 96

 

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