Paris Match Belgique

La Fête nationale est l’occasion de mettre à l’honneur les marques belges Raidillon et Pontiac

Les deux valeurs sûres de l'horlogerie belge ! | © Pontiac et Raidillon

Montres

Un quart d’heure de belgitude !


En guise de feu d’artifices festif, Raidillon annonce l’arrivée de dix nouveaux modèles : cinq chronos et cinq « trois–aiguilles » dans le même style. « Le design racing revient à 100 % », précise Patrick -Gelder, qui tient le volant managérial depuis l’an dernier.

De quoi rassurer les aficionados de la marque fondée par Bernard Julémont en 2001 par amour du circuit de Spa-Francorchamps : c’est son plus célèbre virage, le Raidillon, qui lui avait donné l’envie de créer une collection horlogère. Depuis lors, le nom de ce virage en côte, capable de procurer des sensations fortes aux plus grands champions, accompagne le chiffre « 55 » sur chaque cadran.

-ci indique le numerus clausus que s’impose la marque pour éditer chaque modèle et fait allusion au nombre de voitures autorisées autrefois à prendre le départ des courses de F1 à Spa-Francorchamps. Pas question de changer cette tradition fleurant bon le bitume !

©RaidillonD’essence belge mais « Swiss made », Raidillon indique avoir toutefois changé de moteur : le robuste Valjoux 7750 laisse la place à son exact homologue, le calibre automatique SW500 de la manufacture suisse de mouvements Sellita. Les trois–aiguilles ont droit à un autre mécanisme bien rodé, le SW200. Raidillon a aussi pris un nouveau virage en revenant à une distribution classique chez les horlogers multimarques. « Nous avons pour objectif de multiplier nos points de vente dans toute la Belgique », conclut Patrick Gelder.

Née en 1931, la marque Pontiac tictaque dans la mémoire collective des Belges. Si son classicisme de bon aloi a su résister au temps, son créneau évolue en douceur. « Aujourd’hui, nous voulons commencer à créer des montres un peu différentes », explique l’équipe, basée dans le Brabant wallon. Les deux collectors créés pour le Grand Prix de F1 de Spa-Francorchamps 2022 en sont la preuve vrombissante. Agréablement sport chic, le cadran noir ou bleu nuit arbore le tracé du circuit mythique. Les chiffres, aussi lisibles qu’élégants, s’habillent d’un revêtement luminescent vintage beige sable.

©Pontiac

Pour motoriser cette édition « Swiss made », Pontiac a choisi le calibre automatique SW200 Sellita. Les 60 exemplaires (disponibles aux environs du 10 août) risquent d’être vite épuisés ! Sans se départir de sa légendaire accessibilité, la marque innove depuis l’an dernier avec des cadrans résolument horlogers.

La trois-aiguilles Eric arbore une grande date (neuf versions pour 700 exemplaires à 279 euros), la Victor est une « day-date » proposée avec bracelet en cuir, maillons d’acier ou gun metal (onze versions, 1 000 exemplaires, 279 euros). Plus étonnante à ce niveau de prix, la Monotime (279 euros) ose le grand classicisme d’un cadran mono-aiguille. Ses quatre versions totalisent à peine 300 exemplaires ! « Nous ne produisons pas énormément et cela nous convient très bien », confie l’équipe qui travaille au projet d’une nouvelle collection et espère bientôt pouvoir développer une montre assemblée en Belgique.

©Pontiac

Pontiac restera toujours Pontiac : sa fidélité à la qualité assure aussi aux modèles premier prix (de 100 à 150 euros) verre saphir et mouvement quartz suisse.

INFOS
www.raidillon-watches.cominfo@gtime.be
www.pontiac.watch – 02 357 11 11

©Raidillon
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