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Montres : Tudor, le retour de la Ranger

Montres : Tudor, le retour de la Ranger

Virile. La robuste Ranger aime les tempéraments forts. Dans un catalogue Tudor du début des années 1970, le modèle de l’époque apparaissait au poignet d’un solide bûcheron posant avec sa tronçonneuse. La légende stipulait qu’il avait choisi sa montre avec le même soin que son outil de travail. Option bracelet en acier satiné, 2 880 euros. | © Tudor

Montres

Une montre robuste, pratique et accessible qui sonne déjà l’heure de la rentrée.

 

Ce n’est pas un hasard si Tudor a choisi l’année du 70e anniversaire de la British North Greenland Expedition pour présenter la dernière-née de la lignée Ranger. Elle perpétue en beauté la tradition de la « montre d’expédition ». Un concept né en 1952, à l’occasion de cette mission de deux ans sur les glaces du Groenland.

Partis pour effectuer des études glaciologiques et sismiques approfondies, scientifiques et marins furent aussi chargés de récolter quotidiennement les données de marche de leurs montres respectives, en l’occurrence des modèles Tudor Oyster Prince. Selon une méthodologie établie, chacun devait noter les variations de précision du mécanisme automatique par rapport à un signal horaire émis par la BBC. L’un d’eux écrira ensuite à l’entreprise horlogère que sa montre « avait maintenu une précision remarquable et qu’à aucune occasion, elle n’avait dû être remontée à la main ».

Montres : Tudor, le retour de la Ranger
Contrastée, à gauche. Les surpiqûres beiges du bracelet en cuir et caoutchouc font écho aux aiguilles, index et chiffres en Super-Luminova® grade A qui illuminent le cadran bombé et grainé. Acier 39 mm, automatique, réserve de marche 70 heures, étanchéité 10 ATM, 2 590 euros. / Étoffée, à droite. Le bracelet en tissu est l’une des signatures de Tudor. Tissé de manière artisanale sur les anciens métiers Jacquard à navette d’une entreprise familiale française, il habille la nouvelle Ranger d’une livrée vert olive parcourue de deux filets rouges et beige. Système d’ajustement rapide T-fit, acier 39 mm, automatique, réserve de marche 70 heures, 2 590 euros. © DR

La British North Greenland Expedition représente un moment fondateur pour Tudor : il s’agit de l’un des premiers tests de longue durée en conditions réelles – et surtout, extrêmes – mis sur pied par la marque. Depuis la première campagne publicitaire à grande échelle qui s’en suivit, la notion de robustesse est restée au cœur de la philosophie Tudor. À l’époque, l’appellation Ranger existait déjà, mais elle était juste utilisée pour ajouter une aura aventurière à certains modèles. Il faudra attendre les années 1960 pour voir apparaître les codes esthétiques qui caractérisent une Tudor Ranger encore aujourd’hui. Ils sont immédiatement reconnaissables : un duo d’aiguilles heure-minute en forme de flèche arrondie et de glaive, et de grands chiffres arabes généreusement nappés de matière lumineuse à 3, 6, 9 et 12 heures.

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En écho à cet héritage fonctionnel, le boîtier satiné de la Ranger 2022 adopte un aspect général mat, dans le plus pur esprit « montre-outil ». Mat et grainé, le cadran bombé reprend un détail d’inspiration historique : les index peints de matière lumineuse de couleur beige. Les aiguilles se piquent d’une touche de nouveauté : l’extrémité de la trotteuse est traitée en bordeaux. Mêlant esthétique vintage et technique horlogère de pointe, le garde-temps s’anime d’un calibre manufacture pensé pour la robustesse, la longévité, la fiabilité et la précision. Il intègre ainsi un balancier à inertie variable et un spiral amagnétique en silicium. Cette construction lui permet d’offrir une garantie de cinq ans et d’être certifié chronomètre par le Contrôle officiel suisse des chronomètres (COSC). Mieux encore, le mouvement dépasse les standards de l’institution indépendante. Là, où le COSC admet une variation moyenne de marche journalière de – 4 à + 6 secondes, Tudor s’impose une tolérance de – 2 à + 4 secondes !

Malgré son inspiration « glaciale », l’arrivée de la nouvelle Ranger ne jettera pas un froid. Les amateurs risquent, en effet, de plébisciter chaudement ses trois versions bien dans le ton de la rentrée : au choix, avec bracelet en toile vert olive, en acier entièrement satiné ou en caoutchouc naturel et cuir noir texturé façon tissu.

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