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Estime de soi : À quel âge s’aime-t-on le plus ?

Que l'on ait 18, 29 ou 42 ans, l'estime de soi est parfois loin d'être gagnée. | © Flickr : angrylambie1

Psycho et sexo

Selon une étude, c’est à 60 bougies (seulement) que l’on s’aimerait enfin et pour de vrai.

 

S’aimer. Choyer ses défauts comme ses qualités. Avoir confiance en soi et s’affirmer… Autant d’objectifs personnels (et essentiels) qui peuvent sembler ardus voire impossibles à atteindre, du moins en une seule vie. Et que l’on ait 18, 29 ou 42 ans, l’estime de soi est parfois loin d’être gagnée.

Or, des chercheurs qui se sont penchés sur la question sont parvenus à déterminer un âge auquel l’amour de soi serait le plus élevé. Si l’on en croit leur analyse, c’est à 60 bougies (seulement) que l’on s’aimerait enfin et pour de vrai.

Fleur de l’âge

Publiée dans la revue Psychological Bulletin, l’étude indique que les sentiments positifs liés à l’estime de soi s’améliorent avec l’âge pour à 60 ans, atteindre une apogée capable de durer toute une décennie. Les recherches révèlent que l’estime de soi commence à augmenter entre 4 et 11 ans et que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne diminue pas pendant l’adolescence. Pour Ulrich Orth, professeur de psychologie à l’Université de Berne en Suisse et co-auteur de l’étude, l’estime de soi semble se maintenir jusqu’au milieu de l’adolescence. Après une légère stagnation, on estime que l’amour et la confiance en soi semblent augmenter considérablement jusqu’à l’âge de 30 ans, puis plus progressivement au milieu de l’âge adulte, avant d’atteindre un sommet vers 60 ans et de rester stable jusqu’à 70 ans.

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« Pour beaucoup d’adultes, la quarantaine est une période de grande stabilité dans des domaines tels que les relations sociales et le travail (…) ce qui peut favoriser l’amélioration de l’estime de soi », explique Ulrich Orth. « Par exemple, les gens assument des rôles de direction au travail, maintiennent une relation satisfaisante avec leur conjoint ou partenaire et aident leurs enfants à devenir des adultes responsables et indépendants », poursuit-il.

Approchant les 90 ans, suggère l’étude, l’estime de soi tendrait naturellement à diminuer. © Flickr / James Kendall

Ô vieillesse ennemie

Passés les 70 ans, l’estime de soi tend néanmoins à diminuer, précise l’étude. Les sentiments négatifs pouvant devenir plus importants dès lors que l’on approche les 90 ans. « La vieillesse implique souvent la perte de rôles sociaux en raison de la pension, la confrontation au vide, la perte de proches… Autant de facteurs pouvant menacer l’estime de soi », explique le chercheur. « En outre, le vieillissement entraîne souvent des changements négatifs dans d’autres sources possibles d’estime de soi, telles que le statut socio-économique, les capacités cognitives et la santé. »

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Évidemment, rassure le professeur, « de nombreuses personnes sont tout à fait capables d’entretenir leur estime de soi pendant la vieillesse ». Une question d’entraînement ?

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