Les protections périodiques gratuites pour les étudiantes écossaises

Les protections périodiques gratuites pour les étudiantes écossaises

tampons

Pour lutter contre la « précarité menstruelle » l’Ecosse a décidé de rendre gratuites les protections périodiques pour les étudiantes. | © AFP PHOTO / LOIC VENANCE

Psycho et sexo

Les élèves et étudiantes écossaises auront désormais accès gratuitement aux protections périodiques. L’Écosse est la première nation à prendre de telles mesures pour lutter contre la « précarité menstruelle ».

Aujourd’hui dans le monde, 500 millions de femmes et de filles n’ont pas les moyens matériels de gérer dignement leurs règles. En Écosse, une fille sur cinq a des difficultés à se payer des protections périodiques tous les mois. L’objectif de la nouvelle mesure du gouvernement écossais est qu’aucune fille ne rate une journée de cours par manque d’accès aux produits périodiques. Les élèves et étudiantes auront accès aux produits de leurs choix : tampons, serviettes, coupes menstruelles, serviettes hygiéniques lavables.

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En mettant gratuitement à disposition des protections périodiques aux plus de 390 000 élèves et étudiantes du pays, l’Écosse est le premier pays au monde à prendre une telle mesure. Un budget de 6,4 millions d’euros va être débloqué à la rentrée pour donner accès à ces produits sanitaires indispensables. « Dans un pays aussi riche que l’Ecosse, il est inacceptable que des personnes soient obligées de lutter pour s’acheter des produits sanitaires de basea déclaré le 24 août Aileen Campbell, membre du Parlement. Je suis fière que l’Ecosse prenne la tête du mouvement contre la pauvreté liée aux règles et je salue le soutien des autorités locales, des écoles et des universités. »

La précarité menstruelle

Les règles ne sont pas seulement douloureuses, elles coutent chères. Selon un calculateur de la BBC, elles couteraient 2000 euros au total au cours de la vie d’une femme. L’association Plan International UK rappelle que des milliers de jeunes femmes britanniques manquent régulièrement l’école car elles n’ont pas les moyens de se procurer des protections périodiques. Une femme sur dix renonce à acheter des tampons au profit d’autres produits, par exemple alimentaires. Ces femmes recourent alors à des vieux vêtements ou même à du papier journal comme tampon de fortune.

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La question du prix de ces produits de première nécessité avait également suscité une mobilisation en Belgique en 2017. Le conseil des ministres avait alors adopté la baisse de la TVA sur les produits de protections périodiques, passant de 21 à 6 %. Ne reste plus qu’à attendre de voir si les autres pays – et la Belgique – s’inspireront de l’exemple écossais.

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