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La déception est la clé de la réussite (à condition d’en tirer les bonnes leçons)

Déception

Le processus interne est la "réévaluation cognitive" : prendre du recul, voir la situation dans son ensemble et vous concentrer sur ce que espérez réellement accomplir, et de mettre en place un plan. | © Bethany Legg / Unsplash

Psycho et sexo

Selon des psychologues, la réussite dépend de la façon dont vous abordez vos déceptions.

 

« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts », disait Nietzsche. Peut-être avez-vous déjà entendu cette citation – sans trop y croire – après des efforts infructueux, ou un espoir déçu. Bonne nouvelle aujourd’hui : celle-ci n’est pas qu’un laïus rassurant, et a été vérifiée. En effet, selon le Néerlandais Manfred Kets de Vries, qui a publié une étude dans le Harvard Business Review, « Les grandes déceptions sont souvent des moments déterminants dans la vie des gens ». 

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Gérer les déceptions de façon constructive

Ceci dit, toute personne déçue ne connaîtra pas forcément la réussite par après. Les principaux dangers sont : la rumination et la dépression; qui vous entraînent dans un cercle négatif où vous répétez en boucle tout ce qui aurait du se passer différemment. La clé du succès, selon l’étude, est d’apprendre à exploiter les déceptions, à les utiliser pour examiner vos attentes, à tirer les leçons de votre expérience et enfin, l’utiliser pour renforcer votre détermination. C’est à cette condition que l’échec pourra être considéré comme un puissant enseignant, et un puissant facteur de motivation. Le processus interne est la « réévaluation cognitive » : prendre du recul, voir la situation dans son ensemble, vous concentrer sur ce que espérez réellement accomplir, et de mettre en place un plan. Plus facile à dire qu’à faire, direz-vous. Ce comportement nécessite en effet de la pratique.

Churchill
Exposition « Marcher avec le destin » sur Winston Churchill et l’Espagne, 2011, Madrid ©  EPA/SERGIO BARRENECHEA

Pour exemple, le site Quartz prend l’histoire du célèbre Winston Churchill. Très jeune, il a dû démissionner de son poste de premier lord de l’Amirauté pendant la Première Guerre mondiale après une campagne militaire infructueuse connue sous le nom de « folie de Churchill« , qui avait entraîné la mort de dizaines de milliers de Britanniques. Plus qu’une déception, c’était un échec cuisant doublé d’un sentiment de culpabilité . Mais il est parvenu à transformer sa « folie » en un matériau de réussite. Churchill, s’il a perdu son rang et son importance, a acquis une sagesse ainsi que des leçon de stratégie et de tactique. Et aujourd’hui, on se souvient de Churchill en tant que Premier ministre du Royaume-Uni, à la tête de la victoire britannique lors de la Seconde Guerre mondiale. Cependant, s’il avait laissé cette première expérience le dissuader de rechercher à nouveau un poste de dirigeant, nous ne connaîtrions pas son nom aujourd’hui (et le monde aurait peut-être une apparence différente).

 

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