La science explique pourquoi certaines personnes détestent les câlins

La science explique pourquoi certaines personnes détestent les câlins

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Si tout le monde n'apprécie pas les embrassades, il y a des bénéfices prouvés à celles-ci. | © Xavier Mouton / Unsplash

Psycho et sexo

Une question d’éducation, de confiance et de culture. 

 

Vos poils se hérissent lorsque vous vous faites enlacer par des proches ? Votre définition de l’enfer serait d’être obligé de vous balader avec un panneau « free hugs » et de devoir prendre des dizaines d’inconnus dans vos bras ? Vous n’êtes pas seul, et loin d’être anormal. Différents facteurs expliquent en effet l’aversion pour les calins.

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Éducation

« Notre tendance à favoriser les contacts physique – que ce soit une étreinte, une tape dans le dos ou un bras croisé avec un ami – résulte souvent de nos expériences de la petite enfance » explique la chercheuse Suzanne Degges-White, interrogée par The Time.  Une étude de 2012 publiée dans Comprehensive Psychology a révélé que les personnes qui étaient élevées par des parents qui faisaient souvent des calins étaient plus susceptibles d’être eux aussi tactiles à l’âge adulte, alors que ceux qui en avaient été « privés » avaient tendance à être mal à l’aise face aux démonstrations d’affection, et à répéter le schéma avec leurs propres enfants. Ceci dit, la règle n’est pas universelle. La chercheuse note également que certains enfants privés d’étreintes pourraient avoir ressenti un manque et, au contraire, devenir très affectueux.

Calin
© Marco Bianchetti / Unsplash

Culture et confiance

Il y a aussi une composante culturelle dans l’enthousiasme porté aux calins. Selon une étude réalisée en 2010 par le Greater Good Science Center de l’UC Berkeley, les Américains et les Britanniques s’étreignent et se touchent beaucoup moins souvent que les Français. Enfin, la confiance en soi joue un rôle également : il a été constaté que les personnes tactiles ont généralement également une plus grande confiance en elles : « En général, les personnes qui souffrent d’anxiété sociale peuvent hésiter à faire des démonstrations d’affection physiques envers les autres, y compris des amis », note Degges-White.

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Si tout le monde n’apprécie pas les embrassades, il y a des bénéfices prouvés à celles-ci. Par exemple une étude a observé que les personnes qui font plus de câlins tendent à être moins souvent malades.  32% de ce renforcement immunitaire provenait des effets d’atténuation du stress de l’étreinte. Convaincus ?

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