Selon ce Prix Nobel, la plupart des gens ne souhaitent pas vraiment être heureux

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"L’objectif des gens n'est pas de maximiser leur bonheur . Ce qu’ils veulent réellement, c’est maximiser leur satisfaction". | © Hudson Hintze / Unsplash

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En 2002,  le psychologue et économiste Daniel Kahneman remportait le Prix Nobel d’Économie pour ses déouvertes concernant la théorie des perspectives, base de la finance comportementale. Mais il est aussi connu pour ses travaux sur l’économie du bonheur. Selon ce dernier, la plupart des gens pensent qu’ils veulent être heureux, mais travaillent en réalité à d’autres objectifs. 

 

Daniel Kahnemann, Prix Nobel d’économie en 2002 pour ses recherches sur la théorie des perspectives, est aussi très connu pour ses travaux sur l’économie du bonheur. Ses recherches lui ont permis d’affirmer que « la plupart des gens ne souhaitent pas être heureux« . Son raisonnement se base sur la distinction entre bonheur et satisfaction. Le bonheur est une sensation de flottement éphémère, alors que la satisfaction se construit sur le long terme, et résulte de l’atteinte d’objectifs fixés et la construction d’une vie admirable.

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Focus sur les objectifs plus « larges »

Ses travaux lui ont permis de constater que travailler à l’accomplissement d’un objectif (satisfaction) diminue notre habilité à ressentir le deuxième (bonheur). En observant le bonheur quotidien chez des sujets, l’économiste a constaté que le temps passé entre amis étaient valorisé de tous. Mais ceux qui sont concentrés sur des objectifs « long terme » ne mettent pas en priorité leur vie sociale, puisqu’ils sont concentrés sur leurs objectifs plus « larges ».

Social Ceux qui sont concentrés sur des objectifs « long terme » ne mettent pas en priorité leur vie sociale, puisqu’ils sont concentrés sur leurs objectifs plus « larges ». © Scott Warman / Unsplash

Observant ce genre de choix de vie, le Prix Nobel conclut que le bonheur n’intéresse pas autant que ce que l’on pourrait croire : « Globalement, je ne pense pas que l’objectif des gens est de maximiser leur bonheur . Ce qu’ils veulent réellement, c’est maximiser leur satisfaction. Et cela mène à des choix de vie complètement différents ». En outre, il explique que la satisfaction se base sur des comparaisons et des critères sociaux. Ce qui explique l’importance de l’argent dans notre société.  Pourtant, il a observé constate qu’à condition de ne pas en manquer, l’argent n’a aucun impact sur le bonheur. En d’autres termes, si vous n’avez pas faim et que vos vêtements, votre habitation et vos besoins de « base » sont garantis, vous pourrez être au moins aussi heureux que les plus riches de la planète.

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À condition de ne pas en manquer, l’argent n’a aucun impact sur le bonheur. © Sharon McCutcheon / Unsplash

Mais les sentiments fugaces de bonheur, cependant, ne garantissent pas la satisfaction de vie. La clé de compréhension de ce choix est la mémoire. Comme l’explique le média Quartz, on tend à oublier les moments de bonheur fugaces, alors que la satisfaction se base sur les rétrospectives qui permettent de se raconter une histoire agréable. Une différence qui explique aussi le phénomène actuel des réseaux sociaux, sur lesquels les individus semblent moins se préoccuper de mener une existence heureuse que de montrer au monde qu’ils ont une vie agréable. Ce qui, à terme, rend malheureux.

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