L’autohypnose, une alliée pour la vie

L’autohypnose, une alliée pour la vie

Image d'illustration. | © Unsplash

Psycho et sexo

Dans son dernier ouvrage, l’hypnothérapeute Jean-Michel Jakobowicz dévoile des astuces pour traiter soi-même l’insomnie, les addictions, le stress ou encore son manque de confiance.

D’après un article Paris Match France de Julie Pujols Benoit.

C’est quoi ? Si l’hypnose était déjà très utilisée au début du XXe siècle, notamment par le Dr Charcot à l’hôpital de la Salpêtrière, ou même par Freud au début de sa carrière, la discipline vit un nouvel âge d’or. Très prisée par les thérapeutes ces dernières années, elle se pratique aussi seul ; c’est ce qu’on appelle l’autohypnose. Le principe ? « En se mettant en transe, c’est-à-dire dans un état naturel de conscience modifiée, l’inconscient est plus facilement atteignable. On va lui envoyer des messages, des images qui vont l’aider à changer », explique Jean-Michel Jakobowicz. Il faut maîtriser la technique pour pouvoir s’autohypnotiser.

Pour qui ? Tout le monde peut pratiquer, à son rythme, au moins une fois par jour pendant dix minutes. « On définit d’abord clairement son problème ainsi qu’un objectif réalisable (je souhaite mieux dormir, je veux déstresser, pouvoir prendre la parole en public, cesser de grignoter…) et, confortablement installé dans un lieu silencieux, on se laisse aller vers un état proche de la méditation. Ensuite, avec l’habitude, on peut le faire dans les transports en commun, au bureau… » Cela peut fonctionner en deux ou trois séances, mais parfois cela demande plus de temps. Pour commencer en douceur, on écoute les 35 sessions audiodisponibles via l’ouvrage de Jean-Michel Jakobowicz, ou l’on suit seul les protocoles.

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Comment entrer en transe ? Le spécialiste propose de débuter par la méthode de la fixation : « Regardez un point situé si possible au-dessus de votre ligne d’horizon. Ce peut être une tache sur le papier peint, un objet haut placé, un point lumineux. Fixez-le avec attention, sans pour autant essayer de l’analyser (c’est-à-dire d’étudier sa forme, sa raison d’être ou sa couleur). Au bout de quelques instants, vous sentirez que vos paupières ont tendance à devenir lourdes et que vos yeux ont envie de se fermer. Résistez quelques secondes, puis fermez les yeux, laissez aller votre tête et soulagez du même coup la légère tension qui a pu apparaître dans votre cou. »

Exemple pour s’endormir plus vite « Ensuite, respirez tranquillement, à votre rythme. Tout en laissant votre esprit être traversé par les pensées que vous n’arrivez pas à arrêter, essayez d’imaginer un événement agréable de votre enfance. Souvenez-vous de votre chambre, imaginez votre lit, les divers jouets, les moments où, le soir, vos parents vous mettaient au lit alors que vous n’aviez absolument aucune envie de dormir. Regardez cet enfant qui lutte contre le sommeil : il se frotte les yeux ou appelle sa mère ou son père pour un dernier câlin ou pour un tout autre prétexte comme un verre d’eau, ou un biberon. Continuez de regarder cet enfant dont les yeux se ferment, qui tombe dans un sommeil bon, tendre, sécurisant, dans la douce quiétude de votre chambre d’enfant. Et peut-être pouvez-vous sentir, vous aussi, cette douce langueur, cet engourdissement qui envahit votre corps, vos paupières qui deviennent plus lourdes, le sommeil qui vous gagne. »

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