Ce préservatif de génie célèbre subtilement le plaisir consenti

Ce préservatif de génie célèbre subtilement le plaisir consenti

préservatif

Image d'illustration. | © Flickr / Nadine Kelly

Psycho et sexo

Tout le génie de son concepteur réside simplement (et efficacement) dans son emballage.

 

À l’heure où certains pays font le choix de renforcer leur loi sur le consentement sexuel, d’autres choisissent de passer par le préservatif. En Argentine, une entreprise spécialisée dans la vente de sextoys vient de lancer un préservatif inédit que les planning familiaux du monde entier risquent de s’arracher.

En soi, le consent condom (ou « préservatif de consentement » en français) n’a rien de bien différent qu’un préservatif classique. Car tout le génie de son concepteur réside finalement dans son emballage, qui ne peut se défaire qu’à quatre mains… et donc qu’à deux partenaires. Les huit points de pression situés sur le pourtour de la boîte font que « ce pack est aussi simple à ouvrir qu’à comprendre que si l’on ne dit pas oui, c’est qu’on dit non », résume la société Tulipán. Une façon ludique et ingénieuse de souligner « l’aspect le plus important de toutes relations sexuelles ».

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« Le plaisir n’est possible que s’il est consenti. Si ce n’est pas un oui, c’est un non », déclare l’entreprise argentine, citée par Slate. « Tulipán a toujours eu à cœur de promouvoir un plaisir sûr et sans risque, mais pour cette campagne nous avons vite compris que nous devions parler de l’aspect le plus important de toutes relations sexuelles : le consentement ».

Succès prometteur

Forte de son succès dans les bars de Buenos Aires, cette capote nouvelle génération pourrait à terme être distribuée dans tout le pays, voire même intéresser d’autres continents. Le produit au packaging recherché a été conçu après que l’association AHF Argentina ait révélé que seulement 14,5% des Argentins utilisaient régulièrement un préservatif, tandis que 20,5% ont déclaré ne jamais en avoir utilisé.

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Dans une ère post-Weinstein, traumatisée par les révélations associées au mouvement MeToo, le consentement demeure plus que jamais au centre des discussions. D’après les chiffres de la récente campagne #AhOuiOui contre les violences sexuelles, 10% des Bruxelloises déclarent avoir eu des rapports sexuels sous la contrainte au sein d’une relation. Dans un rapport révélé ce 3 avril, Amnesty International soutient le message de victimes de viols au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède, réclamant l’impunité face aux violences sexuelles. Chiffres à l’appui, le rapport préconise de mettre en œuvre « des lois fondées sur le consentement en matière de viol ». Et vite.

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