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Vendredi 13 : pourquoi tant de superstition ?

un chat noir mauvais signe pour les superstitieux

Bien que les superstitions soient des croyances irrationnelles, bon nombre d'entre nous y croient, ou évitent certains gestes "au cas où". | © Unsplash/Clément Falize

Psycho et sexo

Jour de chance ou de malheur, le vendredi 13 est de retour et apporte avec lui son lot de superstitions. Mais pourquoi cette date fascine-t-elle autant ?

Vendredi 13. La simple prononciation de cette date fait frémir certains, ou donne le sourire à d’autres. Il y a ceux qui redoublent d’attention lorsqu’ils sortent de chez eux, et ceux qui se précipitent dans une librairie pour tenter de remporter la cagnotte spéciale du Lotto. Ce jour de chance ou de malchance a même sa propre phobie : la paraskevidékatriaphobie. Ce terme vient du grec, paraskevi qui signifie vendredi, decatreis pour 13 et phobos pour la peur. Car oui, ce jour spécial rassemble deux superstitions : celle du vendredi, et celle du chiffre 13.

Si l’origine d’une superstition est toujours très compliquée à percevoir, celle du vendredi 13 se trouverait dans la Bible. Lors de la Cène, dernier repas du Christ, Jésus dîne en compagnie de ses 12 apôtres. Ils étaient donc 13 convives autour de la table, dont le traitre Judas. Le Christ fut ensuite crucifié le vendredi Saint. Pour certains l’association des deux superstitions est signe de malchance ultime, pour d’autres, elles annulent l’effet guignard et porteraient même bonheur.

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Dans les pays scandinaves, le chiffre 13 porte également malheur. Selon la mythologie nordique, Odin le dieu des guerriers avait réuni onze amis dieux pour un banquet. Loki, le dieu de la guerre et du mal, vexé de ne pas être convié se serait alors incrusté au repas. Balder, dieu de l’amour et de la lumière, aurait tenté de chasser l’intrus, déclenchant une bataille entre les deux qui se vouaient une haine depuis toujours. Loki lui aurait décoché une flèche empoisonnée en plein cœur, tuant Balder le « bien aimé ».

Chez les Grecs et les Romains, le 12 est le nombre de la perfection. Par conséquence, on retrouve 12 dieux de l’Olympe, tout comme 12 mois dans l’année, 12 signes du zodiaque et 12 heures chaque nuit et chaque jour. Le 13 vient détruire cette harmonie et introduit le désordre. Pour ce qui est du vendredi, il est associé à ce jour malheureux, dans la Rome antique, où les condamnés à mort étaient exécutés.

Et dans les autres pays ?

Contrairement à nos croyances occidentales, le nombre 13, pour les Chinois est associé à la vie. En Asie, selon 20 minutes, c’est plutôt le chiffre 4 qui est signe de malheur. Il se prononce « shi », même prononciation que le mot qui veut dire « mort », tant en mandarin qu’en cantonais et japonais. En Espagne et dans les pays d’Amérique latine, ce jour de mauvaise augure tombe le mardi 13, et non le vendredi.

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