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La crise sanitaire a impacté la sexualité féminine, une enquête internationale fait le point

Avec le temps les mentalités changent, la sexualité chez les hommes et les femmes évoluent. | © Unsplash

Psycho et sexo

Porno, masturbation… Les femmes en disent plus.

 

Avec le temps les mentalités changent, la sexualité chez les hommes et les femmes évoluent. La crise du coronavirus aura plus que jamais accéler ce procesus. En effet, selon une récente enquête Ifop menée dans cinq pays (l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, le Royaume Uni et la France), les femmes seraient plus nombreuses à se masturber depuis la crise sanitaire.  38 % de l’ensemble des femmes ont notamment expliqué avoir utilisé un sextoy ces trois derniers mois, pour un total de 52 % en ayant utilisé au moins une fois au cours de leur viie.

Il faut dire que les tabous entourant le plaisir féminin tombent peu à peu. Depuis l’apparition des sextoys dédiés entièrement aux femmes, comme le « Womanizer », elles sont plus nombreuses à en parler sans rougir. 80% des femmes ont ainsi recours à la masturbation en solitaire. Les Françaises sont celles qui se masturbent le moins (56%), à l’opposée des Espagnoles ( 70%). Cette étude, comme beaucoup d’autres en la matière, démontre donc un certain clivage entre le Nord et le Sud. «  Les Européennes vivant dans des sociétés marquées par une certaine éthique égalitaire en matière de mœurs, se distinguent par une plus grande intégration des sextoys dans leur répertoire sexuel » , explique Francis Aubouin, porte-parole de l’Institut.

Les femmes se masturbent avec l’aide de sextoys mais pas uniquement, puisque la moitié d’entre elles le font en regardant du porno. « Facilement accessibles sur les sites de streaming depuis une quinzaine d’années. La proportion d’amatrices de vidéos X a augmenté de manière sensible à l’échelle européenne à 47 %, soit +5 points depuis 2016″ , poursuit Francis Aubouin. Fini donc le stéréotype: le porno est réservé aux hommes. Les vidéos dédiées aux femmes sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses. Si le Covid n’est certainement pas le seul responsable, les mentalités en matière de sexualité féminine sont bien en train d’évoluer.

©Ifop
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