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Une psychothérapeute nous donne ses conseils pour rebooster la confiance en soi

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Et si on essayait de faire de nos faiblesses une force. | © Unsplash

Psycho et sexo

Six conseils pour arrêter de broyer du noir et reprendre confiance en soi.

 

L’été se rapproche à folle allure et déjà on voit les régimes et programmes sportifs en tout genre, supposés nous aider à obtenir notre « summer body », affluer de toutes parts. De fait, il n’y a pas un magazine, féminin ou masculin, qui ne met pas en avant des photos de personnes au corps parfait en nous donnant l’impression qu’elles sont l’objectif à atteindre. Autant de dictats que la société tente d’imposer et qui peuvent créer une ambiance véritablement anxiogène.

Au-delà des critères physiques, la pression sociale de la réussite au sein de l’environnement professionnel ou familial joue elle aussi un rôle. Mener une carrière brillante, atteindre tous ses objectifs, devenir le père ou la mère de famille parfaite… Avec tous ces critères de plus en plus élevés résultant des crises sociétales successives, la confiance en soi peut en prendre un véritable coup. Ce n’est donc pas un hasard si depuis 2015 le bien-être des Belges est au plus bas, selon une étude menée par Solidaris en 2021.

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Mais si au lieu de subir cette situation nous tentions de prendre les choses en main, de nous accepter et d’adopter la pensée positive pour booster cette confiance en soi ? Pour y parvenir, nous avons interrogé Anne-Françoise Meulemans, médecin psychothérapeute et coordinatrice de la plateforme E-mergence. L’experte nous prodigue ses meilleurs conseils pour apprendre à s’assumer et mordre la vie à pleines dents.

1. Prendre conscience du problème

Une perte de confiance cela peut toucher tout le monde. Cette dernière peut être passagère, ou au contraire, avoir tendance à s’installer, mais dans tous les cas elle n’est pas due au hasard. Derrière cette période de mal-être se cache un élément déclencheur. Il est donc essentiel de pouvoir le cerner si l’on souhaite « l’effacer ». Ainsi, Anne-Françoise Meulemans nous explique qu’une perte de confiance peut être causée par plusieurs facteurs. D’où vient notre manque de confiance ? Quelle est mon histoire ? Quelle valeur cela touche ? C’est un véritable travail sur soi-même.

« La confiance en soi interroge deux concepts: l’individu lui-même et la société qui l’entoure.

Commençons par la société. Cette dernière peut instaurer des normes et des standards très élevés. Par exemple dans le cadre de l’esthétique, la société va nous dire que c’est bien d’être en surpoids mais pour faire passer ce message elle utilise des images de femmes sublimes. Il y a un décalage entre le discours et les images que l’on véhicule, on entretient un mythe. La société dans laquelle on vit a un impact sur chacun et peut clairement influencer la confiance en soi. On peut se sentir hors concours.

Cette perte de confiance peut également être due à des injonctions extérieurs comme un environnement de travail pesant, des objectifs non atteints ou un dysfonctionnement au sein du cocon familial. Finalement, ces discours extérieurs deviennent les discours intérieurs propres à la personne. On pourrait donc comparer la perte de confiance à un petit démon qui revêt plusieurs apparences et qui vient disqualifier de manière systématique, que cela soit sur le rapport aux autres, dans l’esthétique…

Enfin, si l’on peut être d’excellents auto-saboteurs, l’impact du regard des autres joue également un rôle très important. Dans un environnement positif il est beaucoup plus facile d’évoluer. Dès lors, les personnes jalouses et négatives peuvent impacter notre confiance », nous révèle la psychothérapeute.

2. Transformer cette perte de confiance en force

On part toujours du principe qu’une perte de confiance n’apporte que du négatif, mais que du contraire. En effet, cette dernière nous est propre, elle nous identifie et peut être un éveil de conscience pour un travail sur soi plus en profondeur.

« Je pense que l’on peut aussi aspirer à un certain manque de confiance en soi. Il y aurait un côté monstrueux de ne jamais se remettre en question, de ne jamais avoir de doute et d’être toujours sûr de soi. En fait, ce manque de confiance en soi on peut en faire quelque chose de positif à partir du moment où on le travaille. Des moments tristes on peut tous en avoir, mais si on parvient à ne pas s’empêtrer dedans cela peut être extrêmement riche en apprentissage. On ouvre en quelque sorte un nouveau regard sur soi », confie Anne-Françoise Meulemans.

3. Se détacher du regard de la société

Si votre perte de confiance en vous est due à la pression de la société, la première étape vers la guérison est certainement la prise de conscience.

« Nous devons nous dépasser du regard de la société qui nous entoure, pouvoir en parler et dénoncer cette pression sociale. Quand on dit qu’on veut être belle pour soi-même c’est faux, car notre modèle de beauté va dépendre de la société qui nous entoure. Donc il ne faut pas rejeter la société, mais avoir une forme de reconnaissance qu’on est profondément imprégné par les stéréotypes sociaux. C’est cela qui nous forme. Quand on en a conscience on peut commencer à choisir et être plus critique. Dans la même société il y a plusieurs environnements, on peut alors aller vers un groupe qui est propice à notre bien-être. Cela demande évidemment du recul, mais cela peut nous permettre d’assumer notre identité, de choisir l’image qui nous reflète et de trouver le juste équilibre », affirme l’experte.

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4. Adopter la positive attitude

Ce conseil peut sembler cliché et pourtant, il n’a jamais sonné aussi vrai. Nous avons tendance à nous traiter beaucoup trop durement. « Nous n’oserions jamais parler à notre meilleur ami comme nous nous parlons », affirme Anne-Françoise Meulemans. Et pour cause, l’individu a tendance à être bien trop dur avec lui-même. Alors on essaie d’oublier les discours négatifs, la petite voix intérieure qui nous dit que nous ne sommes pas assez bien, que nous ne parviendrons pas à atteindre nos objectifs ou qui nous empêche d’aller vers les autres. À la place, nous adoptons la pensée positive.

« D’une certaine manière on se rendra compte qu’on peut se faire du bien à notre manière. Cette étape pourrait même provoquer une libération d’endorphine (ndlr: l’hormone du bonheur). On doit apprendre à se traiter comme si on était notre meilleur ami et arrêter d’être si négatif. C’est terrible de voir comment certaines personnes parlent d’elles-mêmes. On s’imagine que les autres parviennent à tout réaliser et on les mystifie. Mais en général, pour cacher ce manque de confiance en soi on va afficher une sur-confiance au yeux des autres. On tente de palier à notre mal-être avec une image sociale de réussite. Finalement, ce sont souvent les personnes qui sont les moins bien qui vont se la péter le plus si je puis dire. Au lieu de parier sur cette image de réussite misons plutôt sur un confort intérieur et arrêtons de nous comparer aux autres. Nous sommes tous les mêmes.

Tentons de nous accepter, d’être bien veillant, de nous donner des objectifs réalisables, de prendre soin de nous sur le plan physique et amenons un autre regard sur nos échecs », explique la psychothérapeute.

5. Prendre du temps pour soi

Retrouver la confiance en soi peut également passer par des moments que l’on s’accorde, pour se ressourcer, se retrouver et en réalisant des activités qui nous feront du bien. Puisqu’en vérité, il n’est pas rare de trouver une corrélation entre le surmenage et la perte de l’estime chez les individus.

« Les gens plus brillants, et hypersensibles ont plus de risques de souffrir de manque de confiance en soi car ils ont des niveaux d’exigence et de perception du regard de l’autre extrêmement pointu », explique Anne-Françoise Meulemans. « Cela peut devenir nécrosant. Ces personnes vont avoir tendance à toujours en faire trop, à s’épuiser et finalement c’est le corps qui lâche. Il faut donc lâcher prise, moins analyser ce qui nous entoure. En deux mots: nous déconnecter. Ce conseil est valable pour tout le monde », conclut-elle.

6. Être bien entouré

Enfin, nous ne le dirons jamais assez, être entouré est primordial. Avoir des amis qui ont du discernement cela peut s’avérer bien utile. De fait, en période de déprime nous avons tous tendance à nous tourner vers des personnes de confiance qui pourront nous apporter les discours positifs dont nous avons besoin. Outre les amis, faire appel à des professionnels peut parfois s’avérer plus efficace en fonction de l’origine du problème. Coach de vie, psychologue… Le plus important est de trouver sa voie thérapeutique et d’oser sauter le pas.

Ainsi, dans cet état d’esprit Anne-Françoise Meulemans coordonne la plateforme E-mergence regroupant plusieurs thérapeutes, tous spécialisés dans leur domaine. Le concept est ici novateur, puisque les patients suivent à distance leur thérapie en appel vidéo dans un lieu choisi au moment qui leur convient le mieux, sans même qu’ils aient à se déplacer. Un cadre de consultation confortable, sécurisant, riche en thématiques et en approches, dédié au mieux-être.

L’idée ici est donc de trouver le thérapeute qui nous convient le mieux en fonction de notre histoire pour un suivi optimal et bienveillant.

 

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