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Le trouble de l’amour saisonnier, ou quand les relations ne voient jamais arriver l’été

Des relations qui fondent dès le retour des beaux jours... | © Flickr @ Difei Li

Psycho et sexo

Si l’été reste souvent synonyme d’amourettes de vacances, pour ceux et celles qui souffrent du trouble de l’amour saisonnier, le retour des beaux jours serait plutôt associé à la rupture amoureuse. Hiberner avec un partenaire en hiver, ok, mais pas question d’être casé en été. 

Ce phénomène d’amour influencé par le calendrier a été mis en lumière par des chercheurs britanniques qui s’intéressaient aux relations amoureuses entre collègues. Selon leurs recherches, les amourettes autour de la machine à café auraient plus tendance à démarrer en hiver. Il n’en fallait pas plus pour qu’ils développement la théorie du « seasonal dating distorder », ou trouble de l’amour saisonnier en français.

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Ainsi, certaines personnes rechercheraient activement quelqu’un avec qui se réchauffer dans tous les sens du terme au cours des mois les plus froids de l’année, avant de récupérer leur liberté sans regrets à l’arrivée de l’été.  Un calendrier amoureux qui concernerait tout particulièrement les millenials, et qui est loin d’être aussi anecdotique qu’il n’y paraît.

Peur de l’engagement

Selon la psychologue Madeleine Mason, « les célibataires qui fonctionnent ainsi sont incapables de s’engager. Ils prétextent l’été, l’amusement et les amis pour justifier leur décision, mais en réalité ils ne parviennent pas à créer des liens romantiques durables. Ils ont l’illusion qu’ils peuvent se poser quand ils le souhaitent, mais ce n’est pas le cas, et ils le réalisent quand ils veulent enfin une relation sérieuse ». Et Madeleine Mason de souligner que c’est à ce moment là qu’ils poussent alors la porte de son cabinet. Pour éviter de passer par la case psychothérapie, quatre signes ne trompent pas afin de savoir si vous souffrez de trouble de l’amour saisonnier.

Quatre signes qui ne trompent pas

Premièrement, il est inenvisageable de passer seul les fêtes de fin d’année, raison pour laquelle la quête du partenaire commence dès l’automne. Ensuite, le sentiment de lassitude vient autour des trois mois de relation; sentiment qui est suivi d’efforts pour passer le moins de temps possible ensemble. Enfin, l’idée d’être célibataire à nouveau est un vrai soulagement et la rupture ne se fait pas attendre. Et voilà déjà les beaux jours qui sont là… « C’est pas toi, c’est le changement de saison ».

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