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Quand la technologie envahit les cimetières

Au Danemark, on peut se connecter aux tombes via un QR code. | © Pexels

Technologie

Qu’ils soient connectés ou verticaux, certains cimetières détonnent par leur originalité. Au Danemark, le QR code est au goût du jour.

Le gsm en main, un appareil photo autour du cou, le visiteur pénètre dans un cimetière bien particulier. Rendre hommage aux défunts est devenu, dans certaines villes, une véritable attraction touristique. Quand certains mettent en avant l’apparence des pierres tombales, d’autres s’adaptent aux technologies de l’époque en créant des cimetières connectés.

Au Danemark, le numérique devient la porte d’entrée de l’au-delà. Gravé sur une plaque en porcelaine, un QR code permet aux visiteurs d’accéder à la biographie d’un défunt via leur smartphone. Les Danois appellent cela « la pierre tombale numérique ». L’idée a notamment été développée dans la ville de Roskilde. Mais se connecter aux morts demande préparation : ajout de vidéos, d’images ou de textes, le service vous coutera 100 euros. Une invention qui peut être éducative : « Des classes d’écoliers viennent parfois visiter les églises, puis elles visitent le cimetière. S‘il y a des QR codes, cela peut éveiller leur intérêt pour l’histoire cachée sous leurs pieds », explique Christian Have, responsable du cimetière de Slangerup, où la technique est également employée.

Pour les Croates et les Slovènes, la tendance est au détecteur de mouvements. C’est en 2015 que le Croate Dubravko Sosic présente ce projet : l’e-Monumentum. Un écran remplace la traditionnelle pierre tombale. Dès que le visiteur s’en approche, un capteur fait défiler sur l’écran les données concernant le défunt. Du côté des Slovènes, trois inventeurs ont rapidement repris l’idée et conçoivent ainsi la première pierre tombale numérique du pays. Ils ne manqueront pas d’humour lors de la création de leur entreprise : I ternal.

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Une tour mortuaire pour gagner de l’espace

L’un des plus gros problèmes dans la construction d’un cimetière, c’est l’espace disponible. Alors que le nombre de morts augmente, le terrain, lui, ne peut s’étendre à l’infini. C’est alors que l’idée de bâtir des immeubles à destination des morts a vu le jour. Ces cimetières verticaux ont l’apparence de gratte-ciels. Le plus grand d’entre-eux se trouve au Brésil, et plus particulièrement dans la ville de Santo. La tour s’élève sur 32 étages et a une capacité de 180 000 personnes. Malgré sa grande taille, ce n’est pas le cimetière le plus peuplé. À Tel-Aviv (Israël), l’une de ces tours mortuaires peut accueillir 250 000 défunts.

 

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