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Facebook dans la tourmente : Mark Zuckerberg sort de son silence

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Mark Zuckerberg, le patron de Facebook. | © Andrej Sokolow/dpa

Technologie

Plusieurs jours après le début de la polémique, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a reconnu mercredi des « erreurs » et promis de faire mieux après la révélation de l’utilisation indue de données personnelles de millions d’utilisateurs par la firme britannique Cambridge Analytica.

Mark Zuckerberg a fini par sortir de son silence. Alors que son entreprise est au coeur du pire scandale de son histoire, le patron de Facebook reconnait avoir « fait des erreurs », a-t-il indiqué, dans ses premiers commentaires sur cette affaire, se disant « responsable de ce qui se passe » et promettant de permettre aux usagers de mieux contrôler l’usage de leurs données personnelles. « Il y a encore à faire, nous devons aller plus vite et le faire », a-t-il écrit sur sa page personnelle du réseau social, sans jamais s’excuser.

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« Nous avons la responsabilité de protéger vos données et si nous ne pouvons pas le faire, nous ne méritons pas de vous servir », a-t-il aussi écrit, ajoutant que le groupe allait examiner de près les applications présentes sur Facebook pour s’assurer qu’elles n’abusent pas des données personnelles. Sur CNN, mercredi soir, Mark Zuckerberg tient le même discours, mais rajoute des excuses tant attendues. « Cela a constitué un abus de confiance très important et je suis vraiment désolé de ce qui s’est passé. Notre responsabilité est de faire en sorte que cela ne se reproduise pas ».

Vol de données

Facebook est dans la tourmente depuis que Cambridge Analytica est accusée d’avoir récupéré à leur insu les données de 50 millions d’utilisateurs pour élaborer un logiciel permettant de prédire et d’influencer le vote des électeurs, afin de peser dans la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016. La société privée aurait profité d’une application tierce, « Thisisyourdigitallife », développée par le chercheur russe Alexandre Kogan, pour récupérer ces données, exploitant, selon un ancien cadre de Facebook, une faille dont le réseau social était au courant. « Quand les données quittaient les serveurs de Facebook, ils perdaient la connaissance et le contrôle de ce qui était fait avec ces données », a affirmé un ancien responsable d’exploitation de Facebook, Sandy Parakilas, devant une commission parlementaire britannique, rappelle AFP. Selon lui, « Facebook était au courant de ce qui se passait et n’a prévenu personne ». Facebook indique pour sa part avoir appris en 2015 que Alexandre Kogan avait fourni ces données à Cambridge Analytica, fondée notamment par Steve Bannon, ex-proche conseiller de Donald Trump. L’entreprise de Mark Zuckerberg ajoute que le chercheur lui avait certifié alors que les données avaient été effacées, ce qui s’est révélé faux.

(Avec Belga)

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