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Ces moteurs de recherche qui offrent plus que Google

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Technologie

Qwant, Lilo, ou encore Quora : on y trouve des réponses, mais pas exactement les mêmes que sur Google. Ou quand l’éthique, l’engagement et le communautaire sont de meilleurs filtres qu’un algorithme à la pointe.

 

Edit : Cet article publié le 29 mars 2018 a été mis à jour le 12 avril avec un rectificatif des chiffres concernant le moteur de recherche Lilo.

Il est partout. À l’accueil, en widget et même dans la barre d’adresse : Google, le tout puissant, le moteur de recherche par excellence. Car c’est une réalité, le géant d’Internet est le préféré des Belges : 94% de la population du Royaume l’utilise, tandis que le monde entier compte sur lui plus de 3 milliards de fois par jour, selon Références. Des chiffres démentiels, qui confirment le statut de leader de Google en tant que moteur de recherche.

Sauf que, à le conforter dans sa position d’acteur indéboulonnable, on en oublierait presque que d’autres bataillent avec leurs propres armes. Et si les chiffres semblent éloquents chez nous, les États-Unis nous apprennent que 35% de sa population n’utilisent en revanche pas Google. En Russie encore, c’est « Yandex » qui remporte la palme de la popularité. Alors, à l’heure où Bing et Yahoo semblent ne pas s’engager pour une cause particulière, quels sont ces moteurs de recherche alternatifs qui tentent de s’imposer dans la concurrence en se démarquant avec ce « petit plus » qui fait pencher la balance en faveur de leurs valeurs ?

Qwant, la victime de son succès

Le coup de la panne. Ce 28 mars, le moteur de recherche français Qwant a connu « la plus grosse panne de son histoire », comme l’ont titré de nombreux médias. Après quelques trébuchages en matinée, c’est le site principal qui est tombé. Et si Qwant s’est immédiatement confondu en excuses, ses utilisateurs en ont profité pour lui dire tout le bien qu’ils pensaient du service. Et probablement grâce à la politique de respect de la vie privée qu’il mène depuis plusieurs années, tout lui a rapidement été pardonné.

Comme DuckDuckGo, il fait partie des alternatives efficaces qui ont développé leur propre algorithme pour épauler les recherches. De la même manière que son cousin américain au petit canard, Qwant promet de veiller sur les données de ses utilisateurs en n’utilisant « aucun cookie ni aucun dispositif de traçage qui permettrait de suivre votre navigation ou d’établir votre profil ». Ce qui explique probablement le récent « boom » du moteur de recherche, quitte à ce que les serveurs ne parviennent plus à suivre.

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Ecosia, l’écolo

Contribuer à la reforestation à chaque clic, c’est que promet Ecosia, qui a déjà planté 24 millions d’arbres grâce à ses 7 millions d’utilisateurs actifs. Le principe ? Utiliser Ecosia pour ses recherches, c’est assurer à l’entreprise un revenu provenant de la publicité présente sur son moteur, qui est ensuite utilisé pour planter des arbres. « En plantant un arbre, vous combattez le changement climatique, redémarrez les cycles de l’eau, transformez les déserts en forêts fertiles et apportez des moyens de se nourrir, de travailler, d’étudier, de se soigner et de gouverner, en même temps qu’une stabilité économique », assure-t-on du côté d’Ecosia, qui promet par ailleurs une sélection pointue des projets soutenus.

©Ecosia

Lilo pour les projets sociaux

Côté engagement écologique et sociétal, on peut aussi compter sur Lilo, un moteur de recherche français qui met en avant ses investissements dans des projets sociaux. De la même manière qu’Ecosia, il consacre une partie de ses revenus publicitaires au soutien de projets, mais cette fois-ci à une échelle bien plus modeste. Les initiatives épaulées par un peu plus de 670 000 utilisateurs vont de la sauvegarde de la tuliple sauvage à un programme de soutien de « femmes leaders ». À ce jour, Lilo leur a déjà consacré plus de 700 000 euros, une recherche après l’autre.

Quora, le « communautaire »

Quora n’est pas exactement un moteur de recherche à proprement dit, dès lors qu’on le conçoit comme un outil capable d’offrir une réponse instantanée. Sur Quora, celle-ci se construit au fil des solutions des utilisateurs, comme dans un gigantesque forum. Se définissant comme un « lieu pour partager le savoir et mieux comprendre le monde », il présente un bagage communautaire qui fait la part belle à l’étonnant et au pertinent, plutôt qu’à l’exhaustif. Quora organise également régulièrement des sessions de question-réponse avec des personnalités de la sphère publique. C’est ainsi que les internautes ont déjà pu y interpeller des figures telles que Hillary Clinton, Yanis Varoufakis, ou encore la journaliste féministe Gloria Steinem.

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Quant à savoir quel est le meilleur moteur de recherche dans l’absolu, encore faut-il savoir ce que chaque utilisateur entend par « meilleur » : le plus complet, le plus éthique ou le plus écologique ? Les alternatives émergeant, malgré le monopole certain de Google – qui propose en marge d’un « simple » moteur de recherche d’autres produits, de YouTube à Google Maps -, il devient de moins en moins compliqué de faire un choix en âme et conscience… à condition de savoir ce que l’on recherche.

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