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Malgré le RGPD, Facebook et Google "manipulent" (encore) les utilisateurs

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Image d'illustration. | © Pexels

Technologie

En proposant des paramétrages par défaut "intrusifs", qui laissent peu de choix en terme de confidentialité, Facebook et Google poussent les utilisateurs à partager leurs informations malgré la nouvelle législation européenne, estime une étude publiée mercredi par une agence gouvernementale norvégienne.

Le Conseil norvégien des consommateurs a relevé dans son rapport que les réglages proposés par les deux géants américains contreviennent au nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), même après son entrée en vigueur le 25 mai.

"Ces sociétés nous manipulent pour que nous partagions des informations sur nous-mêmes », a déclaré le directeur des services numériques du Conseil, Finn Myrstad, dans un communiqué. "Dans de nombreux cas, les services cachent le fait que les utilisateurs ont très peu de choix réels, et que le partage complet de données est accepté simplement en utilisant le service », résume l'étude. En outre, les utilisateurs changent rarement leurs paramètres car les réglages plus favorables à la confidentialité "nécessitent plus de clics et sont souvent cachés », insiste le rapport.

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"C'est en contradiction avec les attentes des consommateurs et l'intention du nouveau règlement », conclut le document, dont les données ont été collectées entre mi-avril et début juin, quelques semaines après l'entrée en vigueur du RGPD.

Des amendes jusqu'à 20 millions d'euros

L'exploitation des informations de dizaines de millions d'utilisateurs de Facebook par la société Cambridge Analytica, impliquée dans la campagne présidentielle de Donald Trump, a convaincu de nombreux utilisateurs du bien-fondé du nouveau règlement. Celui-ci établit des obligations claires pour les entreprises dans le traitement des données et doit ainsi permettre de mieux protéger les informations personnelles des Européens à l'ère numérique. Il prévoit notamment des amendes allant jusqu'à 20 millions d'euros ou 4% du chiffre d'affaires pour les entreprises prises en faute.

Avec Belga

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