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Une intelligence artificielle analyse votre personnalité en scannant vos yeux

intelligence artificielle oeil

Toujours plus proche des machines. | © Unsplash / Amanda Dalbjorn.

Technologie

Des algorithmes d’apprentissage automatique établissent des liens entre les mouvements oculaires et quatre des cinq grands traits de personnalité.

Dans son épisode spécial « Blanc comme neige », diffusé le 16 décembre 2014 avec John Hamm, la série Black Mirror imaginait un monde où les gens peuvent accéder à Internet via un appareil implanté dans leurs yeux, surnommé Z-Eye.

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Nous n’en sommes pas encore là, mais on s’en rapproche à grands pas. Un groupe de chercheurs a en effet réussi à créer des algorithmes d’apprentissage automatique capables de faire le rapprochement entre les mouvements des yeux et quatre des cinq grands traits de personnalité.

Croiser les mouvements des yeux avec les traits de personnalité

L’expérimentation commune entre l’Université d’Australie-Méridionale et l’Université de Stuttgart a créé une intelligence artificielle (IA) qui détecte les mouvements des yeux avant de les croiser avec les cinq grands traits de personnalité que sont l’ouverture, la conscience, l’extraversion, l’agréabilité et le névrosisme.

Lors des expérimentations réalisées avec un groupe de 42 personnes, l’IA fut capable d’identifier quatre de ces cinq traits de personnalité en sa basant uniquement sur l’analyse du mouvement des yeux : la conscience, l’extraversion, l’agréabilité et la névrose.

Améliorer le rapport entre l’homme et la machine

Selon l’étude, c’est la première fois que le mouvement des yeux est utilisé pour identifier des traits de personnalité. Mais le but final de la démonstration est ailleurs. Selon Tobias Loetscher (Université d’Australie-Méridionale), il s’agit d’améliorer les interactions homme-machine.

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« Les gens sont en demande de services personnalisés plus perfectionnés », explique le chercheur. « Cependant, les robots et les ordinateurs actuels ne sont pas socialement conscients et ils ne peuvent donc pas s’adapter aux signes non verbaux. » Selon lui, « cette recherche offre des opportunités pour développer des robots et des ordinateurs qui puissent être plus naturels et mieux à même d’interpréter les signaux sociaux humains. »

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