Appropriation culturelle : Un rappeur accuse Fortnite d’avoir plagié son pas de danse

Appropriation culturelle : Un rappeur accuse Fortnite d’avoir plagié son pas de danse

Fornite est en plein dans sa saison 6. | © DR

Technologie

2 Milly compte attaquer Epic Games à cause d’un « emote », ces pas de danse virtuels disponibles dans le jeu.

Fortnite est l’un des jeux les populaires de tous les temps. Dans son mode Battle Royale, il faut descendre ses adversaires, mais aussi se démarquer et d’exprimer. C’est le rôle des « emotes », des pas de danse virtuels bien souvent payants. Parmi eux, il y a le move baptisé « Swipe It ». Seulement voilà : 2 Milly, le rappeur qui l’a inventé, veut faire joueur ses droits d’auteur.

« Ça ne peut pas continuer »

C’est effet au natif Brooklyn que l’on doit le Milly Rock, une chorégraphie qui est devenue populaire chez les stars et les sportifs. « Ils vendent ce geste en particulier (il coûtait 5 dollars, ndlr). C’est en vente. C’est à ce moment-là que je me suis dit ‘oh non, ça ne peut pas continuer’», a déclaré le rappeur, qui a saisi la justice, à CBS. « Je ne veux pas les tacler pour tous les millions.(…) Je ressens juste le besoin de protéger ce qui est à moi« , a-t-il ajouté.

Appropriation culturelle ?

Avec 140 millions de joueurs et 1 milliard de recettes sur le seul mois d’octobre, Fortnite est une véritable cash machine qui n’est pas exempte de polémiques. Ce n’est pas la première fois que ce genre de pratique, qui s’apparenterait de l’appropriation culturelle, est dénoncée. Notamment chez les rappeurs US. Cet été, Chance the Rapper avait pointé du doigt ces microtransactions qui rapportent gros, rappelle The Daily Dot.

« Fortnite devrait ajouter les musiques de rap lors des danses qui rapportent tellement en tant qu’emotes. Les artistes noirs ont créé et popularisé ces danses sans jamais les monétiser. Imaginez un instant que l’argent que les gens dépensent sur ces emotes soit partagé avec les artistes qui en sont à l’origine », avait-il suggeré sur Twitter. Appropriation culturelle ou non, le débat est relancé.

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