Visa, coquillages et crustacés : On pourra bientôt payer avec ses lunettes de soleil

Visa, coquillages et crustacés : On pourra bientôt payer avec ses lunettes de soleil

Via a présenté sa nouvelle invention au festival texan SXSW. | © Federico Gambarini/dpa

Technologie

Pas encore remis de la possibilité de régler ses courses via son smartphone, voilà que Visa déboule avec un nouveau moyen de paiement alternatif à l’aide d’un objet du quotidien : une simple paire de lunettes solaires. 

Pour n’importe quel artiste désireux de faire gonfler son curriculum vitae, le SXSW – dites « South by Southwest » – est une opportunité exceptionnelle de se bâtir une crédibilité. Les groupes y déferlent sur invitation pour une myriades de showcases plus ou moins productifs, à l’instar cette année de notre compatriote Alice on the Roof. Ce que l’on sait moins, c’est que c’est aussi un rassemblement qui compte pour les designers, l’industrie des nouvelles technologies et les marques.

Visa, par exemple, vient tout juste de secouer le petit monde du paiement sans contact avec une paire de lunettes de soleil à utiliser comme une carte de banque. Grâce à une petite puce intégrée aux branches et reliée à un compte Visa (prépayé), les lunettes permettent de régler des achats sans avoir à sortir – ou même à avoir – sa carte de banque. Il suffit alors de passer la paire près du terminal, pour que l’appareil identifie ce nouveau moyen de paiement.

Pas besoin de batterie dans ces lunettes (peut-être) révolutionnaires, puisque la puce est passive. Si celle-ci est dotée du même système de sécurité qui permet d’identifier distinctement chaque transaction, rien ne protègera cependant une paire de solaires d’un éventuel vol – tout comme une carte. « Notre intention ici est de démontrer ce qu’on sait tous qui arrive : tout appareil connecté ou qui peut porter une puce peut devenir un moyen de paiement », déclarait un responsable de l’entreprise au festival américain.

©EPA/MATTHIAS SCHRADER

Testé par des surfeurs

S’il s’agit principalement de remplacer un objet par un autre, plus usuel, l’astuce est surtout destinée à ceux qui n’ont pas forcément la possibilité de se promener avec un portefeuille sur eux. Les surfeurs, par exemple, qui sont pour l’instant la cible principale de Visa. Les fameuses lunettes pucées sont d’ailleurs testées jusqu’au 27 mars à l’occasion de la Quicksilver and Roxy Pro, une compétition qui se tient sur l’une des côtes de l’Australie – et sponsorisée par l’entreprise. Pour les surfeurs de bac à sable ou le simple quidam aux yeux sensibles, les lunettes ne sont pas encore en vue : leur commercialisation n’a pas de date de lancement.

Si les technologies portées n’ont pas fait imploser un marché encore relativement important, comme les smartphones l’ont fait par le passé, ils sont de plus en plus nombreux à miser sur elles. Dans le secteur, il y a les lunettes bien sûr, sur lesquelles table aussi Snapchat, mais surtout les montres et bracelets connectés que truste notamment Apple. Côté garde-robe et accessoires, on trouve aussi des bagues, des sneakers, des sacs à dosdes slips, et même des préservatifs.

Cette effervescence n’a pas empêché Fitbit, l’entreprise la plus crédible aujourd’hui dans le domaine, de licencier récemment une centaine de ses employés, après quelques déconvenues financières.

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