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Facebook : Une faille dans Messenger Kids permettait à des inconnus de parler à des enfants

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Image d'illustration. | © Alastair Pike / AFP

Technologie

Facebook est une nouvelle fois pointé du doigt pour sa gestion hasardeuse de la vie privée des personnes utilisant ses services. 

C’était la raison pour laquelle la version Kids de Facebook Messenger avait été lancée : permettre aux parents d’approuver les interlocuteurs avec lesquels leurs enfants pourraient discuter, afin de garantir leur sécurité. Mais l’entreprise a visiblement échoué dans sa tâche. Mardi, l’entreprise a reconnu qu’une faille dans l’application permettait aux enfants de discuter avec des personnes que leurs parents n’avaient pas approuvées.

Depuis quelques jours, le réseau social, qui ne précise pas depuis quand cette faille existe, a entrepris de désactiver les groupes de conversation concernés et de prévenir des milliers de parents que leurs enfants ont pu échanger avec des inconnus. « Nous avons récemment informé certains parents d’utilisateurs de Messenger Kids d’une erreur technique que nous avons détectée et qui touche un nombre limité de groupes de conversation », a confirmé Facebook.

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L’information de cette faille a été révélée par The Verge, un média en ligne spécialisé dans les technologies. L’article note que le réseau social n’avait pas pris la peine de communiquer officiellement sur ce bug, se contentant de désactiver « discrètement » les groupes concernés et de prévenir les parents via un message type, évoquant une « erreur technique ».

Une application sécurisée, en théorie

Messenger Kids est la version pour enfants, sans publicité ni transactions, de la messagerie de Facebook. Lancée fin 2017 aux États-Unis, et dans d’autres pays en 2018, elle permet à l’entreprise de séduire les 6-12 ans, théoriquement interdits de réseau social avant leurs 13 ans. Le contrôle reste dans les mains des parents, qui doivent approuver tous les contacts. Les enfants ne peuvent pas faire de recherches pour trouver des « amis ».

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À son lancement, le réseau social avait promu cette version de Messenger comme un environnement sûr pour que les enfants puissent communiquer avec leurs amis sous la surveillance de leurs parents, au lieu de naviguer en ligne sans protection, au risque de se retrouver exposés à des personnes mal intentionnées. Facebook reconnaît aujourd’hui que ce n’était pas le cas.

Le problème intervient alors que l’entreprise bataille sur tous les fronts pour regagner la confiance des utilisateurs et des autorités après de nombreux scandales sur la protection des données. Le groupe subit de nombreuses enquêtes sur ses pratiques en matière de respect de la vie privée et des données des utilisateurs. Aux États-Unis, d’après plusieurs médias, il va devoir verser une amende record de 5 milliards de dollars infligée par un régulateur pour les manquements dans ces domaines.

Avec Belga

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