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L’impression 3D d’un cœur humain fonctionnel n’est plus un simple rêve

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Image d'illustration. | © Capture d'écran YouTube.

Technologie

Des chercheurs ont réussi à créer des parties d’un coeur en collagène.

Créer de toutes pièces des organes cellule par cellule. C’est l’un des Graal de la médecine, et des chercheurs américains ont fait un pas en avant, en réussissant à fabriquer des parties fonctionnelles du coeur en collagène à l’aide d’une imprimante 3D. Une percée qui pourrait un jour permettre selon eux de reproduire des organes entiers.

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Leur technique, présentée dans la revue Science, parvient à reproduire les structures biologiques complexes du corps humain. « Ce que nous avons pu montrer, c’est qu’il est possible d’imprimer en 3D une valve cardiaque à partir de collagène et qu’elle fonctionne », a déclaré à l’AFP Adam Feinberg, l’un des co-auteurs de l’article.

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Une valve cardiaque fonctionnelle en collagène conçue par impression 3D. © HO / Carnegie Mellon University / AFP.

Les tentatives précédentes d’impression de ces parties du coeur, connues sous le nom de matrices extracellulaires, n’avaient pas abouti en raison d’une mauvaise fidélité des tissus et d’une faible résolution.

Solidifier le collagène

Des chercheurs de l’université israélienne de Tel-Aviv ont présenté en avril un prototype de coeur humain imprimé en 3D à partir de tissus humains et avec des vaisseaux, incapable cependant de pomper.

Le collagène est un matériau idéal puisqu’il se trouve dans tous les tissus du corps humain. Les premières tentatives d’impression donnaient des résultats gélatineux, mais des scientifiques à l’université Carnegie Mellon ont réussi à faire en sorte qu’il se solidifie, en utilisant des changements rapides du pH. « C’est la toute première version d’une valve, donc tout ce que nous concevrons en tant que produit sera de mieux en mieux », a indiqué Adam Feinberg.

Cette technique pourrait un jour aider les patients en attente d’une transplantation cardiaque, mais elle devra d’abord être validée par des essais sur des animaux et éventuellement sur des humains.

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« Je pense qu’à court terme, il s’agit probablement de réparer un organe existant, comme un coeur qui a souffert d’une perte de fonction après une crise cardiaque ou une dégradation du foie », a ajouté le scientifique.

Avec Belga

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