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Alerte en cas de chute, antivol perfectionné, un mode pour ne pas transpirer, voici à quoi ressemblera le vélo du futur

« Il sera au vélo ce que l’iPhone a été au téléphone portable », estime son inventeur et investisseur, Marc Simoncini.

« Il sera au vélo ce que l’iPhone a été au téléphone portable », estime son inventeur et investisseur, Marc Simoncini. | © Instagram @angellbike

Technologie

Marc Simoncini, l’inventeur  de Meetic, lance une petite reine électrique  et révolutionnaire.

 

Profilé, fin, argenté, l’objet est beau à regarder. Mais ce vélo « n’est pas un vélo », selon la formule de son créateur, qui travaille depuis trois ans avec une petite équipe pour produire cet ovni des deux-roues. Angell  est un « smart bike ». « Il sera au vélo ce que l’iPhone a été au téléphone portable », estime (et espère) l’entrepreneur et investisseur. Lui-même depuis longtemps grand amateur de deux-roues, version ultra sportive, ce sportif végétarien s’est consacré à ce projet autant par goût personnel que par conviction citoyenne.

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Marc Simoncini, qui a débuté au temps du Minitel, est persuadé que, d’ici à dix ans, les véhicules thermiques traditionnels seront bannis d’au moins l’une des mégalopoles mondiales. « Les chiffres sont implacables, lance-t-il en jetant un œil à la circulation matinale en bas de ses bureaux parisiens du VIIIe arrondissement. La moitié de l’espace public à Paris est réservée aux voitures, alors que seulement 12 % des habitants en utilisent une pour se déplacer. La pollution est insupportable. Les générations qui nous suivent n’accepteront plus notre modèle actuel de mobilité. »

 

 

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Une bicyclette high-tech fabriquée en France

Au moment où les ventes de vélos électriques décollent en France, avec environ 350 000 exemplaires vendus par an, Angell a été conçu pour séduire tous les profils, des néophytes aux fous de technologie. Dessiné par le designer star Ora-ïto, ce vélo high-tech très léger (14 kilos au lieu de 25 en moyenne) dispose d’une batterie amovible et rechargeable sur une simple prise en trois heures, d’un logiciel connecté (Android et iOS) installé dans un cockpit à l’avant doté d’un écran de 2,4 pouces, de plusieurs modes de vitesse (de « flyfast » pour des trajets ultra rapides à « flydry » pour ne pas transpirer ou encore « flyeco » pour pédaler sans batterie), d’un système d’alerte intégré en cas de chute et, bien sûr, d’un antivol très perfectionné.

« On peut même choisir sa playlist en fonction du trajet, s’amuse Marc Simoncini. C’est un projet numérique d’intelligence embarquée. Pas une innovation mécanique. Nous avons pris le meilleur de ce qui existait dans le monde entier, en essayant de faire encore mieux. »

Tout a été prévu pour séduire le plus grand nombre, y compris la possibilité de payer en plusieurs fois (le prix est de 2 690 euros) ou de souscrire un abonnement mensuel (de 74,90 euros). La réparation à domicile fait partie de l’offre, de même qu’une assurance mensuelle à 9,90 euros. « Nous avons voulu qu’il soit fabriqué en France, insiste son créateur, qui dévoile avoir investi 1,5 million d’euros dans sa conception. Même s’il ne reste plus que deux assembleurs dans le pays. » Objectif ? Rattraper le retard en matière de déplacement à vélo par rapport à l’Allemagne, au Danemark ou encore aux Pays-Bas.

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« Même New York accélère, remarque Marc Simoncini, avec l’annonce récente d’un investissement de 1,7 milliard de dollars pour la création de pistes cyclables. » Celui qui a également révolutionné le marché de l’optique fait le pari d’un lancement simultané dans quatre pays européens outre la France (Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas et Italie). Si les résultats des ventes d’Angell sont à la hauteur, une « grosse » levée de fonds sera envisagée pour conquérir les marchés internationaux.

 

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