Enquête Samsung : la batterie responsable des explosions du Galaxy Note 7

Un téléphone qui fait boum | © Belga/Newscom

Technologie

Plus de quatre mois après avoir retiré le Galaxy Note 7 sur le marché mondial, Samsung a dévoilé ce lundi les résultats de son enquête menée auprès de plus de 200 000 appareils expliquant ainsi pourquoi ses téléphones explosaient tout seuls.

Après une enquête approfondie, le fabriquant de smartphones sud-coréen a enfin découvert la cause exacte du problème touchant le Galaxy Note 7. Ce n’est ni le design ou ses autres composants qui ont été mis en cause, mais la batterie. Plusieurs smartphones avaient explosé et pris feu quelques semaines après leur sortie, si bien que Samsung avait dû les retirer du marché en septembre 2016, marquant ainsi un fiasco commercial historique pour l’entreprise enregistrant une perte de 4,9 milliards d’euros.

« Nous avons inspecté chaque aspect du Galaxy Note 7: le logiciel et les procédures associées telles que le montage, la garantie de qualité et la logistique », a annoncé la société ce lundi 23 janvier lors d’une conférence de presse tenue à Séoul. « Après une enquête approfondie, durant laquelle quelque 700 enquêteurs et ingénieurs de Samsung ont analysé plus de 200 000 appareils et plus de 30 000 batteries, Samsung a finalement trouvé la cause du problème ». Trois organisations indépendantes ont aussi collaboré à l’enquête. La conclusion : les batteries sont à l’origine des incidents constatés. Samsung assume sa responsabilité. « Nous sommes parvenus à identifier les problèmes, qui proviennent de la conception de la batterie et du processus de fabrication. Nous allons à présent prendre des mesures pour veiller à ce que cela ne se reproduise plus ». Samsung affirme qu’un nouveau protocole de sécurité plus strict a été mis en place dans le processus de production, avec aussi un test de sécurité en huit points pour les batteries. Le fiasco du lancement du Note 7 a coûté énormément d’argent à la société, qui en a souffert en termes d’image. Les appareils recevront d’abord une mise à jour, mais s’il apparait que cette solution n’est pas possible, Samsung pourrait à nouveau rappeler les smartphones. Dans les avions, son utilisation reste toujours interdite. Le géant sud-coréen a également annoncé qu’il allait repousser le lancement de son Galaxy S8 afin d’être certain de tenir compte pleinement des conclusions des dernières enquêtes.

En Belgique, l’appareil incriminé n’a jamais été vendu en magasin. Selon la marque, il y en aurait malgré tout 1 200 en circulation. Leurs propriétaires peuvent se faire rembourser ou choisir un autre smartphone. Le prix de l’appareil est estimé à 849 euros.

 

(Avec Belga)

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