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Quand un designer donne la banane à l’art moderne grâce à une application

Il n'y a pas à dire : on est plus beau quand on sourit. | © OllyGibbs

Technologie

De passage au Rijksmuseum d’Amsterdam, un jeune designer a appliqué les faux sourires de l’application FaceApp sur des peintues et sculptures – de quoi leur donner un sacré mordant.

« Souriez, vous êtes FaceAppé ! » On a beau commencer à s’y habituer, la technologie n’a pas fini de nous fasciner. Viellir et même nous dérider : l’application FaceApp est capable de modifier de manière impressionnante un portrait. De là à jouer au Rembrandt de la photographie, il n’y avait qu’un pas, qu’a franchi dans un grand éclat de rire Olly Gibbs, un jeune designer britannique accro à la pop culture.

En visite avec sa petite amie à Amsterdam, il monte en haut du clocher d’une église de la ville et est surpris par un vertige glaçant. Résultat : le selfie-souvenir montre un couple grimaçant. La jeune femme dégaine alors FaceApp, capable de redonner le sourire à n’importe quel amour vertigineux. « On est ensuite allé au Rijksmuseum (…) et on a remarqué que toutes les peintures avaient l’air aussi sinistres que nous, donc elle a proposé qu’on utilise l’app’ sur celles-ci« , raconte Olly Gibbs à PetaPixel.

Le résultat ? Une série avant/après de protagonistes de peintures classiques complètement décalée et ultra-réaliste. « On a fait le tour du musée pour trouver les peintures et sculptures les plus moroses pour les égayer. On en a fait quelques-unes, on les a postées sur Twitter et ça a explosé« , raconte le graphiste, dont la farce de potache – sans danger pour les œuvres – fait depuis le buzz. « C’est un bête truc pour devenir viral », continue-t-il, « mais aussi longtemps que ça fait sourire les gens et que ça apporte quelque chose de positif, j’en suis heureux ! » Avec ou sans FaceApp.

©OllyGibbs
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