Solarpak : le cartable qui pourrait révolutionner les devoirs des jeunes africains

Solarpak : le cartable qui pourrait révolutionner les devoirs des jeunes africains

Un écolier étudiant chez lui éclairé par son Solarpak. | © SOLARPAK

Technologie

650 millions d’Africains vivent aujourd’hui sans accès à l’électricité. Pour aider les enfants à étudier une fois la nuit tombée, un jeune Ivoirien a inventé un sac à dos révolutionnaire.

Dans les villages reculés qui ne sont pas approvisionnés en électricité, faire ses devoirs après les cours peut s’avérer bien difficile après le coucher du soleil. Evariste Akoumian, a eu une idée qui pourrait bien révolutionner le quotidien des élèves du continent africain. C’est en faisant ses tournées de livraison dans des villages que cet ivoirien de 35 ans à la tête d’une petite entreprise de matériel informatique, a eu l’idée du Solarpak, le premier cartable solaire.

Composé d’une plaquette solaire rechargeable, d’une batterie de 3 heures d’autonomie et d’une petite lampe LED, le Solarpak est coloré et très facile à l’emploi. Le panneau solaire emmagasine l’énergie récoltée sur le trajet de l’école et une fois la nuit venue, il suffit à l’élève de brancher la lampe LED au port USB incorporé dans le sac.

©Solarpak – Un écolier avec son Solarpak sur le dos.
Une innovation simple et ambitieuse qui pourrait selon son inventeur « donner un réel coup de pouce à ces élèves des zones reculées ». Après près de trois ans de recherches, c’est en Côte d’Ivoire, où plus de 2 millions d’élèves n’ont pas accès à l’électricité, que les équipes de Solarpak ont distribué gratuitement les 500 premiers cartables solaires.

Très vite remarqué par la sphère de l’innovation technologique, le Solarpak a récemment été récompensé par la FIAD, le Forum International Afrique Développement. Il y a moins d’un mois, l’équipe remportait la finale francophone du Global Social Venture Competition organisé par la prestigieuse université de Berkeley aux Etats-Unis.

Des récompenses qui ont donné à l’invention une grande visibilité nous explique Akoumian, en pleine recherche d’investisseurs et de nouveaux partenaires au moment de notre interview. En effet, un problème persiste. À 12 000 FCFA l’unité (19,35 euros), le sac est trop cher pour les parents des écoliers.

Akoumian et ses cinq collaborateurs de Solarpak sont tous bénévoles, et n’ont fait aucun bénéfice pour le moment. Encouragé pour l’instant par l’UNESCO, Evariste Akoumian est en discussion avec le ministère de l’Education ivoirien et la Banque Mondiale. En parallèle, l’équipe travaille activement pour abaisser les coûts de production tout en tenant compte des avis des petits utilisateurs. Objectifs affichés : descendre le prix du cartable à moins de 10 000 FCFA (15euros) et à terme, implanter en Côte d’Ivoire la fabrication de ces sacs.

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