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Sécurité artificielle : un robot rejoint les rangs de la police de Dubaï

A terme, c'est toute une flotte de policiers robots qui gagnera la ville | © Screengrab La Gazzetta del Apocalipsis

Technologie

Dubaï, ville de tous les records : tours immenses, îles artificielles, et désormais, robots policiers. Le premier d’entre eux, un humanoïde de 100 kilos, a été dévoilé cette semaine. 

Dubaï confirme sa volonté de devenir une pionnière dans l’utilisation des nouvelles technologies. Après avoir équipé ses unités de police en supercars, ses pompiers en jet-pack hydropropulsés, la ville va offrir à la police de la ville une flotte de robots. Le premier d’entre eux, un humanoïde de 170 cm pour 100 kilos, a été dévoilé lundi lors de la 4e édition de la Gulf Information Security Expo and Conference (Gisec), à Dubaï.


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Robot multilingue

Dans un premier temps, ces engins auront pour mission de patrouiller dans les cités pour permettre aux habitants de signaler des délits et de payer leurs amendes. Les appareils auront également la capacité d’aider les passants, grâce à une technologie de reconnaissance faciale et des aptitudes linguistiques –ils peuvent s’exprimer dans neufs langues différentes-. «Le robot va être un dispositif interactif pour les gens», explique à CNN Khalid Nasser Alrazooqi, responsable du projet au sein de la police de Dubaï. Au début, les engins seront alors déployés sur des sites touristiques et des centres commerciaux, des lieux qui concentrent beaucoup de touristes. «En 2030, nous voulons que les robots représentent 25%  de l’effectif total des forces de l’ordre», a affirmé à Gulf news Abdullah Bin Sultan, responsable, responsable du Future Shaping Center de la police de Dubaï.

La Russie a développé un robot tireur

A terme, Dubaï entend que ses robots-policiers puissent débusquer des infractions et arrêter des malfrats. «Nous voulons créer «un robot totalement fonctionnel, qui peut travailler de la même manière qu’un officier de police», affirme le policier. Pourra-t-il porter des armes ? Sur ce point, le brigadier est clair : «C’est une ligne rouge très sérieuse», dit-il, soutenant ne pas vouloir aller sur ce terrain. Le constructeur du robot, la société espagnole PAL, affirme également qu’elle ne s’étendra pas sur des projets à vocation militaire.

Formation au tir

La Russie semble vouloir dépasser cette «ligne rouge». En avril, le vice président du gouvernement russe Dmitry Rogozin s’était félicité après qu’un de ses robots était parvenu à tirer, seul, sur une cible. Dans une vidéo (ci-dessus), on pouvait contempler FEDOR –le nom de l’androïde- tirer sur des cibles avec une précision déconcertante. «La robotique de combat est la clé pour fabriquer des machines intelligentes. La formation au tir est un moyen pour les machines de classer par ordre de priorité et, en outre, de prendre des décisions dans l’instant. Nous ne créons pas Terminator, mais une intelligence artificielle», avait-il écrit sur Twitter.

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