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10 conseils pour éviter les arnaques sur la Toile

Pishing-arnaque

Phishing, arnaques en ligne : les escroqueries fleurissent sur les réseaux sociaux. | © Philipp Katzenberger.

Technologie

Lundi encore, de nombreux utilisateurs Whatsapp ont reçu un lien les invitant à participer à un tirage au sort pour gagner une paire de baskets Adidas. Et une fois de plus, c’est vraiment bien fait…

 

Vous aussi vous avez gagné une paire de chaussures grâce à un concours sur internet ? Ou encore des milliers d’euro, un voyage, ou même un vaccin ?

Lundi soir, c’est au nom d’Adidas qu’on peut remporter un gain rapidement et facilement. « Un cadeau de la fête des femmes » peut-on lire en cliquant sur le lien. Vous avez trois chances de trouver la bonne boite. Si elle est remplie, vous recevez dans les 5 à 7 jours une paire de chaussures du géant Allemand. Sympa non ? Et pourtant, on aurait pu se l’imaginer plus tôt, mais rêver fait toujours du bien, le jeu est un fake.

On appelle ça le « phishing » ou traduit littéralement en français par « hameçonnage ». C’est tout simplement une escroquerie faite en ligne via des faux e-mails, site web ou sms. L’objectif pour le cybercriminel est de vous duper en vous attirant grâce à un gain intéressant ou en jouant sur l’angoisse pour finalement vous extirper vos données bancaires ou personnelles.

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En 2019 en Belgique, on recense plus de 30 000 cas de criminalité informatique, le pishing étant le plus courant. En 2019, 2 365 faits d’hameçonnage ont été enregistrés. 80 % de plus qu’en 2018. Même si certains ne perdent rien ou que quelques centimes, 1 060 euros sont dérobés par victime en moyenne.

Les cybermenaces s’adaptent rapidement à l’actualité et aux tendances internet. Vous le voyez venir, la crise du COVID-19 est devenue un sujet propice à l’arnaque.

Entre le 1er janvier et le 24 avril 2020, Interpol à compté :

– 59 % des cybercriminalités liée au covid se font via le pishing

– 48 000 URL malveillants

– 907 000 messages non solllicités

Lire aussi > Le coronavirus n’arrête en rien la cybercriminalité, au contraire… 

Quelques conseils pour éviter de se faire avoir

1. Avant tout, même s’il est beau de rêver, personne ne gagne subitement un voyage à l’autre bout de la terre ou le jackpot. Arrêtez-vous et réfléchissez bien. On essaye probablement de vous tromper.

2. « Offre à saisir immédiatement ». Jouer sur la rapidité est bien connu et fonctionne bien. Mais rien ne presse, prenez le temps de bien analyser l’offre. Agir dans la rapidité n’est pas bon.

3. Contrôlez toujours les liens avant de cliquer. S’il y a des fautes d’orthographe ou une suite de chiffres et de lettres ou encore des fautes de grammaire, ce n’est pas bon. Pour découvrir l’entièreté du lien, vous pouvez placer votre curseur sur le lien, sans cliquer dessus.

4. Les émojis sont rarement utilisés dans les communications professionnelles. Cela peut-être le signe d’une arnaque.

5. Vous n’avez pas commandé de colis ? Ne réagissez pas au mail. C’est un fake.

6. Est ce que quelqu’un essaie d’éveiller votre curiosité ? C’est normal, mais faites attention, la curiosité peut-être un mauvais défaut…

7. Le message se trouve dans vos spams. Soyez particulièrement prudents.

8. Le mail insiste sur des conséquences négatives en cas de non-réponse de votre part. Méfiez-vous !

9. « Connectez-vous pour visualiser …» : S’il vous est demander d’entrez vos données pour avoir accès à quoique ce soit, ce n’est pas bon signe.

10. Si vous tombez sur une potentielle arnaque, annoncez-le à suspect@safeonweb.be et en cas de fraude bancaire contactez immédiatement card stop au 070 344 344.

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