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Plus de 4 600 cas d’arnaques par sextorsion sont signalés en une semaine en Belgique

Plus de 4 600 cas d'arnaques par sextorsion sont signalés en une semaine en Belgique

Un chiffre extrêmement élevé ! | © Pexels / Anna Shvets.

Technologie

La plupart du temps, il s’agit d’arnaques et les escrocs ne possèdent pas de contenu compromettant.

 

Safeonweb a reçu la semaine dernière plus de 4 600 rapports concernant des arnaques dites de « sextorsion », un chiffre extrêmement élevé, rapportent mardi les journaux du groupe Mediahuis.

« Dans le cas d’une arnaque par sextorsion, vous recevez un message dans lequel les escrocs affirment avoir piraté votre ordinateur et avoir pris des photos intimes de vous pendant que vous regardiez un film pornographique. Les escrocs menacent de diffuser les images si vous ne leur versez pas une certaine somme d’argent. Bien souvent, ils demandent de payer cette somme en bitcoins », explique Katrien Eggers du Centre pour la cybersécurité Belgique (CCB).

« Ne cédez pas aux demandes d’argent »

« Si vous n’avez jamais partagé d’images personnelles à caractère sexuel, l’escroc bluffe. Ne cédez pas aux demandes d’argent et déposez plainte auprès de la police », poursuit Mme Eggers. La plupart du temps, il s’agit d’arnaques et les escrocs ne possèdent pas de contenu compromettant.

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Safeonweb distingue l’ « arnaque par sextorsion » de la « sextorsion ». La sextorsion désigne l’extorsion à l’aide d’images à caractère sexuel. Les pirates informatiques convainquent leurs victimes d’envoyer des photos intimes sur internet. Ensuite, les escrocs menacent de les diffuser si les victimes ne leur versent pas de l’argent ou ne leur envoient pas d’autres images. Cet été, Child Focus a ouvert 29 dossiers de sextorsion.

Avec Belga

Mots-clés:
cyberattaque sextorsion
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