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La récolte des données par les réseaux sociaux concernerait aussi les non-membres

En créant des profils "fantômes". | © BELGA PHOTO MAXIME ANCIAUX

Technologie

Ne pas s’inscrire sur Facebook pour garder ses données privées ne servirait à rien. Les réseaux sociaux récolteraient aussi celles de ses non-membres, en créant des profils « fantômes » à partir des contacts privés des utilisateurs.

Leur modus operandi est connu de tout utilisateur : les sites, comme Facebook, proposent d’importer sa liste de contacts, afin qu’il puisse plus facilement retrouver un ami. Le hic, c’est que les réseaux sociaux collectent toutes les données dans son carnet d’adresses (mail et postale, numéro de téléphone, etc), donc aussi des non-membres.

D’après un chercheur de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), ils créent ensuite un profil, incluant parfois des informations privées. Pour parvenir à ces conclusions, David Garcia a étudié les archives de la plate-forme ‘Friendster’, qui a entre-temps disparu.

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Plus il y a d’utilisateurs, plus l’accès à la liste d’amis est facile

Il a notamment regardé s’il était possible d’obtenir des renseignements sur l’orientation sexuelle d’un non-membre ou sur sa situation amoureuse. Résultat : la probabilité que les renseignements qu’il a obtenus soient exacts est très élevée, relève-il dans la revue Science Advances. Et cette probabilité augmente, plus le nombre d’utilisateurs du réseau social est grand et plus l’accès à la liste d’amis est facilité. À noter que Facebook comptait en juin de cette année, 1,32 milliard d’utilisateurs actifs quotidiennement. Friendster en recensait 115 millions par moments.

Quand les utilisateurs importent leurs listes de contacts ou carnets d’adresses, le réseau social tente d’établir des modèles où les personnes sont mises en relation. Il crée des liens en fonction de leur ressemblance.

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Dans le cas de l’étude, les personnes hétérosexuelles seront connectées aux personnes du même sexe, de même que les célibataires entre eux ou les pères de famille, etc. Il arrive aussi que plusieurs utilisateurs importent le même contact d’une personne qui ne possède pas de compte sur le réseau social. C’est par ce biais que le réseau social parvient à construire ce profil ‘fantôme’.

Ce problème n’est pas nouveau. En 2013, Facebook avait fait couler beaucoup d’encre pour cette raison.

(Avec Belga)

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