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Quand l’ancien président de Facebook critique ouvertement le réseau social

Coucou Mark. | © Flickr/mkhmarketing

Technologie

Lors d’une conférence à Philadelphie, l’ancien président de Facebook Sean Parker s’est montré très critique envers le réseau social.

« L’exploitation de la vulnérabilité de l’humain et sa psychologie ». Le ton est donné. Voilà comment Sean Parker, l’ancien président de Facebook et toujours actionnaire de la compagnie créée par Mark Zuckerberg, décrit le mode de fonctionnement pervers du réseau social. C’est au cours d’un événement organisé par le site d’information Axios qu’il ne s’est pas retenu et a balancé plusieurs critiques à l’égard de son ancienne entreprise et de son impact sur la société.

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Les créateurs « font croire aux gens qu’ils ont une liberté de choix, alors même que les choix qui leurs sont proposés font qu’ils gagneront quoiqu’il arrive », explique Sean Parker. D’après celui qui était incarné par Justin Timberlake dans The Social Network, ils étaient motivés par une seule question : « Comment absorber le maximum de votre temps et de votre attention ? ».

Validation sociale

Pour y répondre, les créateurs du réseau social ont mis en place de manière tout à fait consciente un système addictif. « Nous donnions un peu de dopamine à l’utilisateur de temps à autre, lorsque quelqu’un like ou commente une photo par exemple. Ce qui vous donnera envie de poster plus de contenu, qui rapporteront plus de likes et de commentaires, etc », explique-t-il dans une vidéo disponible sur Mashable. « C’est une forme de boucle sans fin de jugement par le nombre ».

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En 2005, Sean Parker a dû quitter son poste après son arrestation pour possession de drogues. Aujourd’hui, il dit être inquiet de l’évolution du réseau social. « Dieu seul sait quel impact il peut avoir sur les cerveaux de nos enfants », confie celui qui se définit comme un « détracteur consciencieux » des réseaux sociaux. Alors qu’il quitte l’interview, l’ancien président a sourit en expliquant que Mark Zuckerberg risquait de le bloquer du réseau après ses propos.

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