Paris Match Belgique

La Ford Mustang GT 5.0 avec Raphaël van der Straten : « Elle a une personnalité, une âme, un nom et un emblème »

Un personnage atypique pour une voiture qui l'est tout autant : à 54 ans, le champion automobile du Sénégal a été graphiste, metteur au net, livreur, transporteur d'oeuvres d'art et... SDF ! | © DR

Voitures et mobilité

À la découverte du modèle mythique du constructeur américain avec Raphaël van der Straten. Ce champion automobile passionné en possède lui-même 17, dont 7 de compétition.

« Je suis un fanatique de sport automobile », explique d’emblée notre invité. « Et même si je sais quelles sont les faiblesses d’une Mustang, je pense que le plaisir éprouvé compense largement quelques points négatifs. » Le décor est (bien) planté.

« Quel bruit, quel style, quelle puissance ! »

« D’accord, il y a de la démesure, la caisse n’est pas assez rigide, la boîte est imprécise, l’essence file vite et il n’y a pas beaucoup d’espace à l’arrière. Mais, en revanche, quel bruit, quel style, quelle puissance et quel plaisir de rouler cheveux au vent dès qu’un rayon de soleil embellit nos routes ! Je suis fan de cette voiture parce qu’elle a une personnalité, une âme, un nom et un emblème. Je l’aime aussi parce qu’elle est américaine. Pour mon grand-père, installé là-bas pour diriger son team de compétition, il n’y avait qu’une seule nation en dehors de la nôtre : les Etats-Unis. Pour conquérir le monde de la course, l’Amérique a montré le bon exemple en ouvrant ses portes à une génération de pilotes, d’ingénieurs et de techniciens européens », conclut Raphaël van der Straten Ponthoz.

Lire aussi > La Peugeot 1,5 BlueHDi avec Ghislain de Mevius

Si une Mustang ne peut pas changer fondamentalement car elle doit rester à l’image de sa première génération, née en 1964, elle peut quand même évoluer avec son temps : moteur mis à jour, nouvelle boîte auto à dix rapports, calandre revue, nouvelle prise d’air, pare-chocs arrière corrigé, teintes nouvelles, les différences avec le modèle précédent ne sautent pas nécessairement aux yeux. La finition est plutôt du genre plastique mais peu importe, quand on est entraîné par une puissance de 450 chevaux et un couple de 529 Nm, rien de fâcheux ne peut arriver. Et tout cela pour un prix de base exceptionnel de 53 000 euros.

Raphaël van der Straten pose au volant du bolide. DR

L’œil du spécialiste

Les Américains ont encore cette part de folie qui leur permet de mettre sur la route un engin totalement décalé par rapport à la production tout en sagesse de la concurrence. Certes, certains constructeurs sont également en dehors des clous grâce, souvent, à une puissance de feu, mais ils évitent l’originalité débridée. Avec la Ford Mustang 5.0, on entre dans une autre dimension. Elle est équipée d’un V8 au son magique et à la consommation en parfaite opposition avec les recherches des ingénieurs. Son poids ne facilite évidemment pas les économies, mais si l’on veut une Mustang, il est nécessaire de ne pas écouter les discours européens, bien lisses certes, mais écologiques et dans l’air du temps. Ici, on vit la démesure à l’américaine et l’on n’a pas peur de savoir, en tant qu’acheteur, que ses immenses qualités sont pondérées par de gros défauts. La Ford Mustang est comme ça : elle ne veut pas être prise en flagrant délit de morosité.

Ce qu’il faut savoir

Longueur 4,784 m
Hauteur 1,394 m
Largeur 2,080 m
Nombre de places 4
Poids 1 893 kg
Nombre de cylindres 8
Consommation moyenne 12,5 l/100 km (*)
Puissance 450 ch
Couple 529 Nm
Prix 58 700 € avec 3 options
Co² 279 g/km
0 à 100 km/h 4,3 s
Vitesse max 249 km/h

(*) Chiffre constructeur

Confort ★★★✩
Finition ★★★✩
Position de conduite ★★★★
Comportement routier ★★★✩
Performances ★★★★

CIM Internet