Pourquoi la Belgique n’a jamais été aussi embouteillée

Pourquoi la Belgique n’a jamais été aussi embouteillée

embouteillages

Image d'illustration. | © Unsplash/Nabeel Syed

Voitures et mobilité

Vous l’avez peut-être remarqué, les six premiers mois de 2018 ont souvent rimé avec embouteillages pour les conducteurs belges. Bien plus que les autres années. Voici pourquoi.

Le Belge n’a jamais passé autant de temps dans les embouteillages, selon le baromètre des files de Touring Mobilis pour les six premiers mois de 2018, relaté par nos confrères de La Dernière Heure mercredi. Le nombre d’heures où la longueur totale des embouteillages est supérieure à 300 kilomètres a presque doublé entre 2017 et 2018 sur le territoire belge. Il est passé de 24,2 heures à 46,6 heures. Au-dessus des 350 et 400 kilomètres de files, la différence est encore plus grande.

« Les moments où le trafic connaît plus de 100 kilomètres de bouchons sur le réseau belge sont devenus plus fréquents », augmentant de 24,7% par rapport à 2017, analyse Lorenzo Stefani, porte-parole de Touring. « On peut donc parler ici d’une augmentation des embouteillages structurels« . Il ajoute que « contrairement à 2017, l’augmentation est frappante en 2018, surtout en journée durant les heures creuses« . Cette saturation du réseau incite alors les conducteurs à se rendre au travail en dehors des heures de pointe. « À certains endroits, l’heure de pointe s’élargit sur toute la journée !« 

Lire aussi > Non, les véhicules autonomes ne nous débarrasseront pas des embouteillages

Autres raisons : l’augmentation du transport routier sur les autoroutes belges, les nombreux travaux routiers et… la météo. La pluie et les orages peuvent en effet avoir de lourdes conséquences sur le trafic, comme ce fut le cas durant le mois de mai.

« De pire en pire »

« La situation est de pire en pire. Surtout pour ceux qui ne peuvent faire autrement que de prendre la voiture. Ils partagent les routes avec ceux qui pourraient faire autrement, mais n’ont pas encore fait le pas« , conclut Lorenzo Stefani, admettant que les entreprises ont un rôle à jouer dans l’incitation au covoiturage.

Le baromètre tient uniquement compte des longueurs de files aux endroits où les vitesses enregistrées sont inférieures à 50 km/h.

Avec Belga

CIM Internet