Paris Match Belgique

La BMW M3 CS avec Martin Maes : « Un régal permanent »

Si Martin Maes ne devient pas pilote automobile après sa carrière sur deux roues, ce sera à n’y rien comprendre !

Voitures et mobilité

Notre invité est un vrai passionné de sport automobile et pour rien au monde, il ne raterait un grand prix à la télé. Il aime donc les voitures puissantes et inédites. Avec la BMW M3 CS, il a été servi !

« Pour des raisons pratiques liées à mes activités professionnelles, je me déplace en Mitsubishi L 200 Pick-up. Toutefois, j’ai une affection particulière pour les BMW type Motorsport et j’ai été complètement bluffé par cette M3 CS. Dès qu’on enclenche le moteur, le plaisir envahit l’habitacle. Le son du six cylindres est rauque et prodigieux. Quant à la puissance, elle apparaît au premier coup d’accélérateur. Si vous enfoncez la pédale de droite à fond, même sur sol sec, la voiture patine. C’est saisissant.« 

Pour bien dominer cette BMW, il vaut mieux être prudent ou aguerri.

« Dans mon métier aussi, l’objectif est d’utiliser la trajectoire idéale. Cela me rapproche naturellement du sport automobile et de la moto aussi. Dans cette quête de perfection, je dois m’entraîner très souvent. Partant de là, j’aimerais vraiment essayer cette BMW sur la piste de Francorchamps. Ma discipline de prédilection (l’enduro) est organisée comme un rallye, avec des étapes chronométrées et des liaisons qui relient l’arrivée d’une spéciale au départ de la suivante. La descente ressemble plus à un sprint, où seule la vitesse compte. Ce serait plutôt du circuit. La BMW M3 CS est une parfaite pistarde et, de loin, la meilleure voiture que j’aie conduite. C’est mon summum en attendant d’autres découvertes. Je l’imaginais moins agressive et la piloter fut un régal permanent. »

Martin Maes ne s’en lasse pas. « En fonction du mode de conduite choisi, les changements de comportement sont saisissants. Dès que l’on enclenche le niveau Sport+, on entre dans un autre monde. Par contre, si l’on opte pour la version confort, la M3 CS demeure très efficace, mais elle réagit de façon plus cool. Si je devais désigner un défaut, je dirais qu’au début d’un périple, il faut se méfier des freins froids. Le carbone a besoin d’être chaud pour être efficace. »

Lire aussi > La VW Beetle Cabrio Dune avec Vanessa Bouchat : « Je la trouve sexy »

Le phénomène Martin Maes

Si Martin Maes ne devient pas pilote automobile après sa carrière sur deux roues, ce sera à n’y rien comprendre ! Tom Boonen pourrait être son exemple. Ce jeune homme de 21 ans bien sous tous rapports, originaire de Neupré où il réside encore, est attachant et extraverti. Martin Maes est d’abord un spécialiste de l’enduro VTT, mais sa saison 2018 s’est mal terminée. La dernière manche du championnat du monde aurait pu couronner notre compatriote. Au lieu de se battre pour la victoire et le titre, il s’est cassé la main droite et a fini quatrième de la compétition. Mais sans bleus à l’âme. Cette année, il disputa également trois descentes, s’imposant à La Bresse et prenant la deuxième place lors de la manche mondiale courue en Suisse. Ce gaillard n’a pas fini de nous étonner.

Via Facebook : Martin Maes

L’œil du spécialiste

Une toute nouvelle génération de BMW série 3, et donc de M3 également, est en préparation et remplacera les modèles d’aujourd’hui. Mais BMW ne souhaitait pas terminer la carrière de la M3 actuelle sans un dernier coup d’éclat : la BMW M3 CS. Ainsi, la puissance du six cylindres en ligne bi-turbo a hérité de dix chevaux supplémentaires pour en afficher 460, tandis que le couple passe de 550 à 600 Nm. La magie allemande propulse le bolide de 0 à 100 km/h en 3,9 secondes, alors que la vitesse max de 280 km/h est limitée électroniquement. Et même si elle n’a perdu que dix kilos, c’est une bombe, un engin exceptionnellement compétitif à ne pas mettre entre toutes les mains, et certainement pas sous la pluie. La production a été limitée à 1 200 exemplaires, dont 25 pour la Belgique. Le bouclier avant et le diffuseur arrière ont été redessinés. La stabilité s’en ressent positivement, mais attention aux dos-d’âne : le centre de gravité est particulièrement bas et le fond plat… aussi.

Ce qu’il faut savoir

Longueur 4,671 m

Hauteur 1,424 m

Largeur 2,037 m

Nombre de places 5

Poids 1 585 kg

Nombre de cylindres 6

Consommation moyenne 8,3 l/100 km (*)

Puissance 460 ch

Couple 600 Nm

Prix 130 740 € (**)

Co² 194 g/km

0 à 100 km/h 3,9 sec

Vitesse max 280 km/h (***)

(*) Chiffre constructeur

(**) Prix de base de la voiture testée : 117 650 € TVAC. 21 options dont les suspensions adaptatives M Sport, le Park Distance Control et le M’Driver Package équipaient « notre » voiture pour un montant de 13 090 € TVAC. Le prix total, TVAC, est de 130 740 €.

(***) Limitée électroniquement

Confort ★★★★

Finition ★★★★

Position de conduite ★★★★

Comportement routier ★★★✩

Performances ★★★★

CIM Internet