Paris Match Belgique

Un taxi volant Volocopter survole une ville européenne, une première

volocopter

Le "2X" de Volocopter près du musée Mercedes-Benz à Stuttgart, en Allemagne, le 14 septembre 2019. | © THOMAS KIENZLE / AFP.

Voitures et mobilité

Un appareil de la start-up allemande Volocopter a survolé samedi une partie de Stuttgart (Allemagne) au-dessus de plus de 12 000 spectateurs. 

 

Après son rival chinois EHang, au tour de Volocopter de survoler l’Europe. Samedi, l’entreprise allemande a fait voler son « 2X » au-dessus du musée Mercedes-Benz à Stuttgart, au-dessus des têtes de 12 500 spectateurs. Un choix réfléchi puisque le groupe Daimler, propriétaire de Mercedes-Benz, est aussi l’un des principaux investisseurs dans Volocopter.

Lire aussi > Les voitures volantes pourraient devenir réalité grâce à Uber

Pendant quatre minutes, l’engin a montré une stabilité sans faille… mais sans prendre de risque. « L’appareil n’a embarqué ni pilote ni passager mais une personne au sol était en mesure de contrôler », précise le magazine L’Usine Nouvelle. Sur le papier, il est censé être 100% autonome et peut évoluer librement dans les airs à une vitesse de 110 km/h.

Mais pour le test, il n’était pas possible de passer en pilotage automatique, faute de dérogation. « On voit que le niveau de sécurité est optimal. C’est le meilleur système qu’on puisse mettre sur le marché. On développe l’appareil, mais aussi toute l’infrastructure numérique autour », fait valoir auprès de France Info Alexander Zosel, un des développeurs du projet. Quand est-ce que le « 2X » sera-t-il réellement prêt ? « D’ici deux à cinq ans, mais ça dépend des autorités de l’aviation », affirme le PDG de Volocopter Stephan Wolf.

Lire aussi > Uber dévoile une nouvelle vidéo de son taxi volant (et ça en jette)

La bataille du taxi-drone bat son plein. Mais alors qu’une dizaine de groupes mondiaux –dont Boeing et Airbus– planchent sur ce moyen de locomotion censé révolutionner la mobilité urbaine dans un proche avenir, le constructeur chinois EHang a été le premier en avril dernier à proposer un vol public à plusieurs représentants de médias. Un vol de dix minutes quasiment stationnaire. Les journalistes étaient déçus.

CIM Internet