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L’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio avec Antonio Giovinazzi : « Le moteur est au sommet de son art »

Grand gaillard dégingandé, d’une gentillesse naturelle non feinte, il aura 26 ans le 14 décembre prochain. Antonio Giovinazzi est italien et ce n’est pas banal lorsqu’on ajoute que le dernier vainqueur transalpin d’un Grand Prix de F1 fut Jarno Trulli : c’était à Monaco en 2004, il y a quinze ans déjà. | © DR

Voitures et mobilité

Encore un champion de F1 pilote d’essai pour Paris Match Belgique.

« C’est une voiture fantastique », clame Antonio Giovinazzi, l’étoile montante de la F1 dans le cœur des tifosi. « La différence entre une berline normale et la Giulia Quadrifoglio se situe d’abord dans le moteur. Ici, il est tout simplement fabuleux. » Ce V6 est un 2,9 litres de cylindrée qui développe 510 chevaux. Dans toutes ses plages d’utilisation, le coup de foudre est assuré. Il vous décoiffe à la première accélération. Pour les amateurs, le bonheur est absolu. Que dire alors du passionné qui aime la vitesse ? Les centaines chevaux de cet animal sauvage agissent comme une catapulte, d’autant que l’utilisation de ce bloc s’accompagne d’un chant mélodieux à vous couper le souffle. On est dans un autre monde.

« La voiture de route la plus amusante que j’ai eu l’occasion de découvrir »

« Si son look rappelle que ce modèle fut, de tout temps, une ode à la sportivité, il n’affiche pas sa puissance de feu de manière ostentatoire », poursuit Antonio Giovinazzi. « Le moteur est au sommet de son art. Je n’avais jamais conduit une berline à ce point véloce. La Giulia Quadrifoglio est la voiture de route la plus amusante que j’ai eu l’occasion de découvrir. Alfa Romeo en a mis une à ma disposition et dès que j’ai un moment, je vais me balader. »

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Comme Daniel Ricciardo qui comparait sa Renault Mégane Trophy à un kart, Giovinazzi tient également ce discours. « Je me souviens du plaisir que j’ai eu lorsque j’ai appris à piloter aux commandes d’un certain nombre de karts. J’ai éprouvé ce même genre de sensation au volant de l’Alfa. C’est une propulsion et cela signifie que le survirage qu’elle déploie est facilement annihilé par un contre-braquage tout en finesse. Bien sûr, on voudrait toujours repousser les limites du freinage, mais on est sur la route et on a tout intérêt à lever le pied. La Quadrifoglio est une voiture qui a été conçue autour d’un moteur de feu et il faut en être conscient », explique notre invité.

Antonio, une personnalité attachante et déjà idole des tifosi. DR

La nouvelle Giulia Quadrifoglio n’est pas seulement la berline Alfa Romeo la plus puissante jamais créée. Elle incarne le point de rencontre entre la technologie et les émotions, objectif que seule une marque légendaire pouvait viser. Antonio poursuit : « Ce moteur est vraiment au top, non seulement par la puissance affichée, mais aussi par l’utilisation qu’on peut en faire. Il est rassurant de savoir qu’on atteindra difficilement ses limites. Et pourtant, si on le souhaite, on peut aussi être séduit en roulant à l’aise, en profitant d’une sono exceptionnelle et en sachant que les sécurités passives et actives se rejoignent pour une meilleure protection des occupants. Avant de connaître la Quadrifoglio, je ne pensais pas qu’une berline aurait pu m’amener dans une autre dimension. Désormais, c’est fait et je ne veux plus quitter ma voiture rouge. »

L’œil du spécialiste

Elle est un condensé de ce qu’on peut trouver de mieux en matière de puissance automobile. Nous n’évoquons pas ici les GT survitaminées, mais nous sommes bien dans le registre des berlines particulièrement compétitives, telles que nous les proposent les principaux constructeurs allemands. Chez Alfa Romeo, le rêve peut se transformer en réalité. Au-delà de la beauté de l’ensemble et de son look classieux, la représentante italienne donne le ton aux amateurs de sensations fortes. L’Alfa Giulia Quadrifoglio doit être domptée sur circuit. On ne vous croira pas lorsque vous affirmerez que vous respectez les limitations de vitesse. A quelques détails près, la Giulia Quadrifoglio mérite bien le prix d’excellence, non seulement pour les qualités de son châssis, de son habitacle et de son design, mais aussi et surtout pour ce fabuleux moteur, issu de la maison Ferrari et qui comptabilise 510 chevaux.

DR

Le trèfle à quatre feuilles (quadrifoglio) se porte bien. Chez Alfa, les nouveaux produits se suivent à un très bon rythme et les performances sont revenues au centre des débats. La sonorité du moteur ne vous échappera pas, même si la Giulia Quadrifoglio est d’abord un exercice de style à un peu moins de 100 000 euros. C’est la voiture à ne pas mettre entre toutes les mains mais, quelles que soient les circonstances de la route, même les plus aguerris devront se méfier de ses chevaux, qui henniront avec force et volupté !

Ce qu’il faut savoir

3,9. En matière de performances pures, 
la nouvelle Giulia Quadrifoglio ne peut laisser indifférent. Le moteur est la base même de ce produit. Ce V6 à double turbocompresseur d’une cylindrée de 2,9 litres est un monstre sacré. 
Il permet de monter de 0 à 100 km/h en 3,9 secondes et d’atteindre la vitesse prodigieuse de 307 km/h.

Longueur 4,639 m
Hauteur 1,426 m
Largeur 2,024 m
Nombre de places 5
Poids 1 695 kg
Nombre de cylindres 6
Consommation moyenne 9,1 l / 100 km (*)
Puissance 510 ch
Couple 660 Nm
Prix 93 300 € (**)
Co² 206 g/km
0 à 100 km/h 3,9 sec
Vitesse max 307 km/h

(*) Chiffre constructeur
(**) Prix de base de la voiture testée : 84 600 € TVAC. Deux options, les disques de freins en carbone-céramique et le cruise control adaptatif, équipaient « notre » voiture pour un montant de 8 700 € TVAC.

Confort ★★★✩
Finition ★★★✩
Position de conduite ★★★★
Comportement routier ★★★★
Performances ★★★★

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