Paris Match Belgique

Mini Cooper : Electrique et encore plus « Mini »

En limitant la taille – donc le poids – du pack de batteries, Mini a fait un choix judicieux. | © Mini

Voitures et mobilité

Testée à petite échelle en 2009 et 2010, la Mini électrique arrive aujourd’hui en concessions.

 

Par Stéphane Wamat

Peut-être faut-il d’abord définir l’ADN de Mini : une citadine branchée (sans jeu de mots), qui offre des sensations de conduite réjouissantes, volontiers teintées de sportivité. Ces sensations (comportement, dynamisme…) sont là parce que la Mini a certaines caractéristiques en matière de puissance, de dimensions, de réglages de suspensions… et de poids.

Quand on parle voiture électrique, le poids est justement un souci. Plus on veut accroître l’autonomie pour contourner l’angoisse de la panne, plus il faut embarquer de batteries, et donc plus on alourdit la voiture. Voilà pourquoi Mini a fait le choix d’une autonomie de 235 km seulement, un peu juste si on compare aux quelque 350 km des Peugeot e-208 et Renault Zoe, par exemple. Cela étant, sachant que nous, en Belgique, parcourons en moyenne 80 km par jour, et que la Mini n’a pas vocation à être un croiseur d’autoroute, on se dit que cette autonomie est finalement assez réaliste. Et puis, surtout, cette autonomie « limitée » signifie que la Cooper SE est à peine 95 kilos plus lourde qu’une Cooper S essence équipée des mêmes options. A priori, la version électrique devrait donc être tout aussi fun sur la route.

 

©Mini

Et en fait, elle n’est pas aussi fun, elle l’est plus encore ! Car même si elle est un peu plus lourde et un peu moins puissante qu’une Cooper S (184 chevaux au lieu de 192), elle affiche des reprises vives, inhérentes à sa motorisation électrique. De plus, la position des batteries abaisse le centre de gravité, ce qui améliore son comportement. Bref, la Mini Cooper SE n’a rien à envier à la très populaire Cooper S, pas même son prix : à équipement égal, la version électrique est à peine 1 500 euros plus chère. Rien de rédhibitoire, avouez-le. Bien joué, Mini !

L’avis de la famille Lamarche

« Bien sûr, on n’abordera guère les aspects pratiques. On sait que c’est une petite voiture, avec un espace arrière assez juste et un petit coffre qui, soit dit en passant, est le même que dans les autres Mini. Ce qui nous intéresse, c’est que son autonomie est largement suffisante pour le rôle qu’elle jouerait dans notre famille, et qu’elle est comme n’importe quelle Mini : amusante à conduire, facile à garer, pour le même prix qu’une Cooper S. Juste un souci : nous aimons le changement et la Mini, c’est grosso modo la même depuis vingt ans. Si nous devions accueillir chez nous une citadine électrique de plus de 30 000 euros, certains dans la famille voudraient aller vers quelque chose de plus jeune, de plus frais, de plus nouveau et terriblement craquant, comme la Honda e. Mais il y a débat ! »

Lire aussi > La Mini Cooper S Clubman avec Françoise Roemaet : « Vivace, vivante et nerveuse à souhait »

L’avis de l’expert en écoconduite

Nous avons essayé la voiture après Stéphane Wamat et manifestement, il s’était fait plaisir. Sa conduite sportive avait en effet bien entamé l’autonomie des batteries, mais nous avons relevé le défi : nous avons poursuivi l’essai sans recharger les batteries, en développant toute notre science. Résultat bluffant ! Entre la conduite à la cravache de Stéphane et la nôtre, très anticipative, nous avons dépassé les 200 km d’autonomie. D’expérience, nous pouvons donc affirmer que les 235 km promis sont très réalistes, et même que dans certaines circonstances très favorables (météo douce, topographie de l’itinéraire…), on pourra flirter avec les 250 km. En limitant la taille – donc le poids – du pack de batteries, Mini a fait un choix judicieux.

Données techniques

©Mini

L/l/h (mm) : 3 845/1 727/1 432

4 places

1 365 kg

Moteur électrique

Puissance : 184 ch

Couple : 270 Nm

Autonomie (WLTP) : 200-235 km

Prix : 33 100 € TVAC

Mots-clés:
voiture Mini
CIM Internet