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Vol de technologies : sortie de route pour Uber

Uber, honni des chauffeurs de taxis... et voleur de technologie ? | © Belga

Voitures et mobilité

Un juge américain a ordonné lundi à un ingénieur d’Uber de restituer à son ancien employeur Waymo des dossiers confidentiels qu’il aurait emportés en quittant cette filiale d’Alphabet travaillant sur les voitures autonomes.

Cette injonction édictée par le juge William Aslup, d’un tribunal de San Francisco, dont le texte a été rendu public lundi, n’est toutefois pas allée jusqu’à demander l’arrêt complet du programme de voitures autonomes d’Uber, comme le souhaitaient les avocats d’Alphabet. L’affaire est partie d’une plainte déposée en février par Waymo accusant un de ses anciens responsables, Anthony Levandowski, d’avoir dérobé des données techniques quand il avait fondé sa propre entreprise, Otto, qui a ensuite été rachetée par Uber.

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« Des dizaines de millions de dollars »

« Waymo a fourni un dossier convaincant selon lequel M. Levandowski a dérobé plus de 14.000 dossiers de Waymo, et que Uber le savait, ou aurait dû le savoir lorsqu’il a intégré l’entreprise », a expliqué William Aslup dans son injonction. Le juge Aslup a ordonné à Uber de faire tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher que les données dérobées à Waymo soient utilisées. En outre, M. Levandowski se voit interdire de travailler sur tout ce qui touche aux systèmes LiDAR chez Uber. Ces systèmes, dans lesquels Waymo affirme avoir investi « des dizaines de millions de dollars et des dizaines de milliers d’heures d’ingénierie », sont les capteurs laser permettant à un véhicule de détecter les voitures, piétons ou autres obstacles autour de lui.

Avec Belga

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