Paris Match Belgique

La MINI JCW GP : Pas recommandée par les ostéopathes

Grosses jantes, décos de carrosserie, énorme spoiler de toit... C'est la MINI JCW GP ! | © Mini

Voitures et mobilité

La Mini doit une partie de son succès aux sensations de conduite qu’elle offre. Voici une version qui pousse le concept à son extrémité.


Par Stéphane Wamat

Comme il l’avait déjà fait pour la génération précédente, Mini a développé une adaptation pour le moins radicale du modèle, la Cooper JCW (acronyme de Ç John Cooper Works È) GP. Sur cette base, les ingénieurs se sont lâchés et ont donné naissance à une version qui ne sera produite qu’à 3 000 exemplaires, et dont la petite centaine destinée au marché belgo-luxembourgeois est déjà sold out. Nous vous la présentons donc pour le fun ou si, par hasard, vous en dégotiez une à vendre en seconde main. Si c’est le cas, sachez qu’elle aura tout le potentiel d’un collector, et que vous ferez un assez bon achat.

Les spécificités de la Mini JCW GP sont nombreuses. D’abord, il y a ce qui saute aux yeux sur les images : grosses jantes, décos de carrosserie, énorme spoiler de toit. La GP fait presque peur, et il faut préciser que rien de tout cela n’est que pour la frime, puisque tout participe à améliorer les flux d’air autour de la voiture et à la coller au sol à haute vitesse.

Lire aussi >Mini Cooper : Electrique et encore plus « Mini »

©Mini

A l’intérieur, l’ambiance est résolument sportive, avec notamment des sièges baquets qui cèdent peu au confortÉ et l’absence de banquette arrière. Objectif ? Réduire le poids, donc accroître les performances. Et de performances, il en est hautement question, puisque sous le capot, il y a un moteur 2 litres turbo deÉ 306 chevaux. Oui : plus de 300 équidés dans une Mini ! Et il n’y a pas que le moteur : tout dans cette voiture est en réalité taillé pour le circuit. Ce qui signifie que l’amortissement est pour le moins symbolique, et que l’insonorisation n’est pas spécialement soignée. C’est simple : à vitesse autoroutière, les pneus ultrasportifs spécifiques génèrent un bruit qui ne pourra être supporté par tous.

A priori, ce portrait n’est guère flatteur, mais pour celui qui essaie la GP en connaissance de cause, quelle machine ! Cette Mini, absolument enragée, affiche un caractère très affirmé ainsi qu’une tenue de route à faire pâlir certaines supercars. Bref, ce n’est clairement pas la Mini des familles, mais pour le connaisseur prêt à sacrifier son confort, quel régal ! Son prix quand elle était encore disponible ? Quelque 48 000 euros TVAC.

Données techniques

©Mini

L/l/h (mm) : 3 838 / 1 727 / 1 415
2 places
1 355 kg
Moteur 4 cyl. turbo essence 2 litres
Puissance : 306 ch
Couple : 450 Nm
Conso WLTP : 8,3 l/100 km
CO WLTP : 189 g/ km
Prix : 48 000 €

L’avis de la famille Lamarche

« Comme on nous avait proposé la version électrique il y a quelques semaines, nous allions dire “Encore une Mini ?” Mais là, ce n’est pas la même histoire ! Celle-ci est impressionnante. On dirait une voiture de course. C’est un peu ça, d’ailleurs. 300 chevaux ? D’accord… mais il n’y a pas de sièges à l’arrière ! Pour les enfants, ce n’est pas vraiment idéal. En même temps, ça fait un très grand coffre. Donc c’est une voiture de course et de courses (rires). J’aurais peut-être dû prévenir Mini que j’avais de petits problèmes de dos. Mais bon, ce fut une très belle expérience… qu’on ne réitérera pas de sitôt ! Vous ne serez pas étonnés si nous disons “Merci, mais non merci” ? »

L’avis de l’expert en écoconduite

©Mini

« La rédaction de Paris Match a visiblement décidé de mettre à l’épreuve mon goût du défi ! Mais oui, j’ai réussi à obtenir une consommation très raisonnable par rapport à ce qu’annonce le constructeur, puisqu’au prix de gros efforts, une partie de mon essai s’est clôturée sur une moyenne de 8,2 l/100 km, soit 0,1 de moins que la norme WLTP. Donc c’est possible… mais c’est une torture. Car j’ai beau être expert en écoconduite, je n’en suis pas moins passionné de conduite tout court et il n’a pas fallu longtemps à cette petite tentatrice pour venir à bout de ma résistance. Donc oui, j’ai craqué, et je l’ai conduite comme elle réclame de l’être. Avec quelle conso ? Je n’oserais vous le dire… mais c’était bien au-delà des 10 l/100 km ! »

Mots-clés:
essais automobile Mini
CIM Internet