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Opel Insignia GSI : Profitons-en tant qu’on peut

L’Opel Insignia GSI démarre à 47 420 euros en berline et à 49 250 euros en break. | © Opel

Voitures et mobilité

Son moteur 2.0 turbo essence ne bénéficie d’aucune aide électrique. Une occasion qui ne se présentera plus à nous très souvent.

 

Par Stéphane Wamat

Notez que la normalité, c’est quelque chose de relatif. Car cette Opel Insignia, essayée en version break Sports Tourer, est la déclinaison sportive GSI, dont le moteur envoie 230 chevaux aux quatre roues. Donc non, ceci n’est pas un break tout à fait normal, et c’est tant mieux. Il l’est d’ailleurs encore moins dans un monde où la nouvelle normalité automobile est en passe d’être électrifiée. Bref, ceci est l’essai d’un type de voiture en voie d’extinction.

Le break Insignia, qui a subi sa petite cure de jouvence il y a bientôt un an, reste l’un des plus élégants et des plus racés du moment. Pour nous, sa prestance fait mouche et son design dynamique sied particulièrement bien à ce que cette version GSI cache sous le capot. A défaut d’être très sexy, la planche de bord se révèle fonctionnelle et ergonomique, avec ce souci très allemand de mettre chaque chose à la bonne place. Bien sûr, l’espace est au rendez-vous dans un break de cette catégorie (les Lamarche vous le diront) mais c’est surtout depuis la place du conducteur que s’apprécie l’Insignia GSI. Car bien que la puissance soit au final relativement raisonnable selon les critères actuels, elle est délivrée avec une agréable vigueur.

Surtout, c’est le travail du châssis qui donne le sourire. Non seulement la tenue de route est d’un niveau remarquable, mais les conducteurs les plus pointus apprécieront cette transmission 4 x 4, dont les roues arrière font en sorte que la voiture soit incisive en virage. La saveur sportive est bel et bien là, et il ne manque que deux choses pour un portrait idéal : une sonorité un brin plus expressive et une boîte de vitesses plus franche.

Break familial spacieux et confortable à la ville, voiture pleine de caractère à la campagne, l’Opel Insignia Sports Tourer GSI nous rappelle ce que nous allons perdre dans les années à venir. Ce qui ne veut pas dire que ce que nous gagnerons ne sera pas également enthousiasmant.

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Données techniques

L/l/h (mm) : 4 998/1 871/1 490
5 places
1 660 kg
Moteur 4 cyl. turbo essence 2 litres
Puissance : 230 ch
Couple : 350 Nm
Conso WLTP : 8,8 l/100km
CO2 WLTP : 198 g/km
Prix : 49 250 euros TVAC

L’avis de l’expert en écoconduite

L’expert aussi, ça le change de ne pas chercher à tirer l’autonomie maximale d’une batterie ! Mais la mission reste la même : mettre à l’épreuve les chiffres de consommation annoncés par le constructeur, en l’occurrence 8,8 l/100 km selon les normes WLTP (198 g CO2/km). Oui, c’est beaucoup par les temps qui courent, mais rappelons qu’on parle d’un grand break, avec un gros moteur essence, une boîte auto et quatre roues motrices. Malgré cela, elle nous a épatés. Car si la boîte auto manque de franchise pour la conduite sportive, elle semble en revanche très bien calibrée pour la conduite éco. Si bien que notre moyenne autoroute/ville a été de 8,4 l/100 km, mieux que la norme annoncée. Le mérite en revient, à notre avis, à cette boîte, à un moteur moderne, à une carrosserie aérodynamique et à une transmission 4 x 4 qui n’engage les roues arrière que si nécessaire. Si une Insignia sportive peut atteindre ce résultat, on imagine ce que fait une Insignia plus standard !

 

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L’avis de la famille Lamarche

« Nous aussi, ça nous fait plaisir que pour une fois, on ne nous confie ni un SUV, ni une voiture électrifiée. On oublie trop vite le plaisir qu’on a à conduire une voiture à hauteur normale. Ça ramène des sensations. D’accord, ça ne parle pas à tout le monde. Par contre, on devrait toujours se rappeler que si on a besoin d’un grand coffre, un break n’a rien à envier à un SUV : 560 litres de coffre pour une voiture de 5 mètres de long, c’est très honorable. Entre ça et l’espace aux places arrière, l’Insignia break se qualifie largement comme première voiture de famille. Maintenant, soyons réalistes : autant nous avons pris du plaisir avec cette version 230 ch, autant nous ne sommes pas passionnés au point d’accepter de payer les taxes qu’une telle voiture engendre. Une autre version, plus raisonnable, avec le même look, serait très séduisante. Car ce break a de la gueule ! »

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